Belgique Apothéose du centenaire de 14-18, il aura une dimension exceptionnelle.

Le 11 novembre prochain, la Belgique comme toute l’Europe marquera en grande pompe la fin des commémorations du centenaire de la Première Guerre à Bruxelles. Mais d’ici là sur un terrain plus citoyen, le Comité national du Souvenir organisera un cinquième et dernier Memorial Day le 21 septembre au Soldat inconnu à Bruxelles.

Depuis 2014, chaque année au début de l’automne a lieu un hommage ouvert au grand public à toutes les victimes de la Grande Guerre par l’évocation de leurs noms et une série de moments de recueillement ponctués ensuite par l’exécution de musiques méditatives et des hymnes nationaux des pays alliés qui se sont battus sur le territoire belge. C’est aussi l’occasion d’évoquer le souvenir des soldats allemands impliqués aussi dans cette vaste boucherie fratricide.

De l’aide sociale au devoir de mémoire

A sa création en 1972, le Comité national belge du souvenir se focalisa d’abord sur l’aide sociale aux victimes de guerre. Puis cette institution présidée par le lieutenant-colonel honoraire d’aviation Jean-Pierre Schellekens a élargi son action au devoir de mémoire. Et aux deux guerres mondiales. En Belgique mais aussi aux Pays-Bas, en France, en Grande-Bretagne, en Pologne, cela s’est traduit par l’organisation de conférences, de cérémonies commémoratives, etc.

Dont le Belgian Memorial Day qui connaîtra une cinquième édition en apothéose ce vendredi 21 septembre.

"Cette cérémonie d’hommage placée sous le thème de la Belgique reconnaissante vise à exprimer humblement notre énorme gratitude pour les angoisses, les souffrances, les sacrifices endurés tant par les militaires que par les civils en 1918 mais aussi par extension à la Deuxième Guerre mondiale."

Tout au long des années du centenaire, le Belgian Memorial Day a donc évoqué les acteurs du conflit en citant chaque fois des milliers de noms. "Nous l’avons fait parce qu’un nom et un prénom sont ce qui caractérise le plus une personne", commente Jean-Pierre Schellekens. "Se rappeler des disparus en citant leur nom est un gage de fidélité mais aussi une personnalisation du devoir de mémoire."

Ce 21 septembre, en présence des présidents de la Chambre et du Sénat et d’autres représentants des différents pouvoirs politiques ainsi que de nombreux ambassadeurs, il s’agira donc d’un hommage citoyen à tous ceux qui ont vécu les deux grands conflits. Un hommage que rehausserait encore une présence royale, cela va sans dire.