Belgique

Un migrant sur quatre a déjà été victime de violences policières en Belgique, selon un rapport établi par Médecins du Monde en collaboration avec le comité P, des chefs de corps de différentes polices locales et Myria, le centre fédéral Migration, révèle samedi la RTBF. 

"Si vous prenez les 600 à 700 migrants qui tournent autour du parc Maximilien, ça fait plus de 100 cas de violences policières. Ça veut dire que c'est un phénomène significatif", indique Pierre Verbeeren, le directeur de Médecins du Monde, cité par la chaîne publique. "C'est de la violence psychologique et de la violence physique : ce sont des coups, des coups de matraque, des coups de pieds ou avec la main. Ce sont par exemple des fouilles qui ne sont pas nécessaires. C'est une mise à nu dans des conditions humiliantes. C'est la climatisation forcée dans une cellule pour que les personnes qui sont nues aient très froid afin d'obtenir d'elles leurs empreintes digitales. Ce sont des insultes racistes, etc."

Le parquet de Bruxelles relève pour sa part une dizaine de plaintes impliquant des policiers entre 2017 et 2018. Celles-ci sont en lien avec de la violence physique ou des vols. Une partie de ces plaintes a toutefois été classée sans suite, à cause notamment de la difficulté à trouver des témoins. La moitié des dossiers sont toujours ouverts.