Belgique

La ministre de l'Enseignement supérieur de la Communauté française Marie-Dominique Simonet a présenté ce lundi, un paquet de nouvelles mesures visant à démocratiser l'accès aux études supérieures. Elles seront d'application dès la rentrée académique de la semaine prochaine.

Première mesure, le coût des études supérieures, désormais plafonné à 789,24 € pour les étudiants ordinaires, 458 € pour les étudiants qualifiés de "modestes" et 106,47 € pour les boursiers. Les établissements qui jusqu'à l'an dernier percevaient davantage devront donc diminuer de 20 pc la différence entre le montant perçu et le plafond exigible. Cette mesure vient en complément de l'extinction progressive dans les Hautes écoles des droits d'inscription complémentaires au minerval, droits complémentaires dont les boursiers étaient déjà exonérés. Pour compenser la perte financière que subiront les établissements, la Communauté française leur ristournera progressivement, à partir de l'année budgétaire 2008, le montant du minerval qui revient actuellement dans les caisses de la Communauté. Un effort de 12 millions d'euros, "qui bénéficiera aussi aux établissements qui appliquent déjà une politique volontariste d'accessibilité aux études", a assuré la ministre.

"Joker" étendu

Autre mesure, en faveur des boursiers cette fois. Le "joker" qui leur permettait de conserver leur bourse en cas d'échec en première année sera désormais étendu aux 2e et 3e années. A noter que la nouvelle procédure d'introduction des demandes d'allocations d'études entrée en vigueur l'année dernière avait permis d'augmenter de 6,33 pc le nombre de bénéficiaires par rapport aux années précédentes.

Bourses également, mais d'un autre genre : le nouveau Conseil supérieur de la Mobilité étudiante qui gérera dorénavant les programmes européens du type Erasmus, ainsi que les 390 bourses d'immersion linguistique en néerlandais, allemand ou anglais mises à la disposition des hautes écoles. En outre, un Fonds d'aide à la mobilité attribuera 50 pc de ses aides aux titulaires d'une allocation d'études.

Enfin, les académies universitaires recevront une enveloppe complémentaire correspondant au coût de 7,5 équivalents-temps plein (375000 € au total) afin de promouvoir un taux de réussite de 47 pc en première année.