Belgique

Un préavis de grève portant sur la période du 1er décembre au 2 janvier 2018 a été enclenché jeudi après l'échec de la concertation entre les syndicats et l'autorité fédérale. Le manque d'effectifs est au cœur des revendications. Le Hainaut est particulièrement impacté. Le Hainaut est la province la plus concernée par le manque d'effectifs de la police fédérale de la route. "Sur un cadre minimum de 103 policiers, il en manque actuellement 35", a indiqué Philippe Bailly, du SLFP Police. "Le préavis de grève est désormais effectif. Les policiers pourront partir en grève à tout moment pendant la période du préavis. Ces actions de la police fédérale de la route pourront avoir lieu partout dans le pays."

Le front commun syndical en Hainaut avait proposé l'engagement de nouveaux effectifs en deux phases: 18 policiers en 2018 et le solde sur base d'un échéancier. "Nous avons certes eu un accord sur l'engagement de 18 nouveaux policiers. On ne peut, par contre, pas nous promettre d'établir un échéancier pour les autres. C'est tout à fait inacceptable quand on sait que, malgré l'engagement de 18 policiers en 2018, il faut encore tenir compte des maladies, des départs à la retraite ou vers d'autres services. Il faut aussi, par ailleurs, qu'il y ait 18 candidats aptes à être engagés."

Les équipes de la police fédérale de la route devraient donc s'en tenir à un service minimum pendant le mois des fêtes. "Avec les effectifs dont nous disposons, nous ne pourrons qu'assurer les missions d'interventions, notamment les accidents sur les grands axes nationaux et les autoroutes. Les missions portant, par exemple, sur les contrôles alcoolémie pourraient être supprimées", a précisé Philippe Bailly. "En tout état de cause, les policiers pourraient à tout moment décider de partir en grève pendant toute la période du préavis. Aucun planning à ce niveau n'est donc prévu."