Belgique

Un important dossier de drogue devait être traité mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Mais l'audience a été reportée à cause du manque de personnel au sein du corps de sécurité chargé du transfert des détenus. 

Les avocats plaidant dans cette affaire ont fait part de leur ras-le-bol. "Cela dure maintenant depuis 3 ans, la coupe est pleine", ont-ils indiqué. Précédemment, le procureur-général de Bruxelles Johan Delmulle avait aussi fait part de son mécontentement face à cette situation. Dans ce dossier, dix prévenus sont poursuivis pour leur rôle présumé dans l'importation et l'exportation d'héroïne depuis l'Afrique du Sud et l'Amérique latine. La drogue, qui avait pour destination la Grèce, l'Espagne et l'Italie, transitait par la Belgique. Dans le volet belge du dossier, certains suspects sont en détention préventive depuis plus d'un an.

Mercredi après-midi, la 24e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles devait enfin revenir sur ce dossier. Mais l'audience a dû être finalement reportée, les détenus n'ayant pas pu être transférés en raison du manque de personnel au sein du corps de sécurité. Le tribunal a dès lors reporté les débats au 7 novembre, au grand dam des avocats.

"Cela dure depuis trois ans maintenant", s'est insurgé Me Bart Siffert. "Chaque dossier dans lequel trois prévenus ou plus sont en détention préventive pose problème. Les avocats et les magistrats préparent leur dossier pour le jour prévu. Et dans le même temps, les prévenus restent pendant des mois en prison dans l'attente de leur procès."

Dans sa Mercuriale prononcée début septembre à l'occasion de la rentrée judiciaire, le procureur-général Johan Delmulle avait déjà dénoncé ce problème. Il avait également estimé que le nouveau corps, dénommé corps de sécurité de la police fédérale (DAB), ne serait pas d'un grand secours.