Belgique Alors que l’enseignement des sciences s’améliore, l’UCL veut aider les élèves à se préparer à l’université.

Les études internationales Pisa qui évaluent les connaissances des jeunes de 15 ans n’ont jamais été très flatteuses pour les francophones. Et particulièrement quand il s’agit d’évaluer leurs compétences scientifiques. Même lors de la dernière enquête publiée en décembre, les élèves francophones se trouvaient sous la moyenne des pays de l’OCDE.

Cependant, cette enquête n’avait pas pu interroger les adolescents qui bénéficient, depuis 2014, des nouveaux référentiels qui fixent pour toutes les écoles les objectifs à atteindre dans les matières scientifiques. "Or, explique Jim Plumat, professeur de didactique de la physique pour l’UCL et l’UNamur, ces référentiels sont plus précis et plus concrets. Ils partent davantage des expériences du quotidien. Cela donne du sens aux contenus."

Kouider Ben Naoum, professeur de mathématiques à l’UCL, et organisateur du congrès "Dédra-Math-isons" dédié aux jeunes, fait le même constat. "L’enseignement des sciences a progressé en 20 ans. Les profs osent sortir de la classe et proposent des cours qui titillent la curiosité des élèves."

Un site pour mieux affronter le supérieur

Tout n’est pas parfait pour autant. "Le niveau n’est pas le même d’une école à l’autre, constate Jim Plumat. Alors que des élèves se sous-estiment et n’osent entreprendre des études scientifiques, d’autres se surestiment et échouent en première."

Pour aider les élèves à mieux évaluer leurs capacités à affronter des études scientifiques, l’UCL a lancé cette semaine le site ‘Diagnosciences.be’. A travers une batterie de tests, souvent ludiques, ce site permet aux rhétoriciens et élèves du secondaire de discerner quel est leur niveau. Il leur offre également un feedback explicatif détaillé qui leur permet de se former.

Le projet, soutenu par le cabinet de la ministre de l’Education, Marie-Martine Schyns (CDH) a pour ambition d’aider les élèves, d’augmenter le nombre de vocations scientifiques, mais également de soutenir les enseignants. "La diversité des exercices proposés pourra leur donner de nouvelles idées pour leurs cours", certifie Jim Plumat qui coordonne le projet.