Belgique Les quatre yézidis devaient témoigner au Parlement européen. Theo Francken s’explique. 

En mars de cette année, l’affaire avait fait quelque peu mauvais genre. Quatre personnes issues de la minorité yézidie, dont une élue au Parlement irakien, devaient venir témoigner des sévices commis par Daech à l’égard de leur communauté sur le sol irakien. Ces quatre personnes s’étaient vu refuser un visa au consulat de Belgique à Istanbul. Les députés Benoît Hellings (Ecolo) et Sarah Smeyers (N-VA) ont, sur ce sujet, interrogé, lundi, le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, le N-VA, Theo Francken. Les députés souhaitaient savoir pourquoi ces visas avaient été refusés et s’il y avait eu des problèmes de coordination entre l’Office des étrangers et le SPF Affaires étrangères. Précisons encore qu’"une de ces personnes a pu s’exprimer, trois jours plus tard, le 27 mars 2015, devant le Conseil de sécurité des Nations unies à New York", précise Benoît Hellings.

Un risque migratoire important

Il apparaît dans la réponse du secrétaire d’Etat qu’"une demande de visa nous avait été transmise par l’intermédiaire du département des Affaires étrangères sans pratiquement aucune information complémentaire, ce qui arrive souvent en présence d’un risque migratoire ou d’un risque d’abus important. Une lettre du président de la délégation européenne était toutefois jointe à l’envoi". Afin de prendre les renseignements nécessaires auprès du président de la délégation européenne, l’Office des étrangers a tenté de le joindre, sans "succès". Et Theo Francken de signaler que le numéro de téléphone de son collaborateur était "erroné". Si l’explication semble satisfaire la députée N-VA, l’élu Ecolo n’est pas convaincu et trouve l’explication du numéro de téléphone "erroné", un peu courte.