Belgique

Cinq membres d'une bande de trafiquants d'êtres humains ont été arrêtés lors d'une opération dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils utilisaient une maison de transit proche de l'E17 et cachaient les victimes dans la soute de camions, rapportent vendredi la police judiciaire fédérale et le parquet de Flandre orientale. En août de l'année dernière, un groupe de transmigrants avait attaqué des camionneurs sur un parking le long de l'E17 dans l'arrondissement de Gentbrugge. "A ce moment-là, des convois de trafiquants d'êtres humains avaient déjà été interceptés", rapporte la police judiciaire fédérale. "C'est une des raisons pour lesquelles une enquête a été ouverte pour intercepter cette bande, qui gagnait énormément d'argent grâce à un trafic organisé d'êtres humains."

Les membres de la bande restaient dans une villa qu'ils squattaient à proximité du parking de l'autoroute, a déclaré le porte-parole de la police. "Ils laissaient les victimes prendre place dans le chargement des camions, à l'insu des chauffeurs. Ils ont utilisé toutes sortes de transports, même ceux qui présentaient de gros risques comme des camions frigorifiques ou citernes. Ils ont tenté de faire passer clandestinement jusqu'à 30 migrants par nuit. Les victimes sont principalement des Erythréens et des Soudanais, hommes, femmes et mineurs."

Les unités spéciales de la police fédérale ont pu arrêter cinq suspects qui n'avaient pas leur documents de séjour valides. "Un suspect a déclaré être mineur mais une scintigraphie osseuse a prouvé le contraire. Les cinq prétendaient être de nationalité soudanaise, érythréenne, syrienne ou iranienne." Ils ont été interpellés et placés sous mandat d'arrêt.

Au cours de l'action, 18 transmigrants clandestins ont été trouvés dans trois remorques différentes. Lors d'une perquisition, deux autres victimes ont été découvertes. Les 20 personnes en séjour illégal ont été mises à disposition de l'Office des étrangers.