Belgique

L'amende s'élevait à 1.000 euros par jour de retard.

Alain De Coessemaeker a 53 ans et vit depuis de nombreuses années à Assebroek, relate Het Nieuwsblad. Cependant, ses arbres, plantés en souvenir de sa mère, se trouvaient trop près de la propriété des voisins. En 2013, le juge de paix avait statué qu'Alain devait les retirer sous peine d'une amende de 1.000 euros par jour de retard.

Cinq ans après, l'affaire n'est toujours pas résolue. En effet, accumulant les jours de retard, la facture s'est alourdie : il doit désormais 300.000 euros de pénalité. Une somme qu'Alain était et est incapable de payer.

Selon son avocat, il n'était pas en état psychologique et financier de faire retirer les arbres, du coup il devait le faire lui-même. "Or, cela prend du temps". En effet, l'homme souhaitait déplacer les cinq érables et le saule sur un terrain à Veldegem afin de préserver le souvenir de sa mère.

L'homme doit donc vendre sa maison. Le Tribunal du travail a cependant suspendu la vente car celle-ci était prématurée tant que le montant de l'astreinte n'était pas précisément déterminé. La demande d'annulation ou de réduction de l'astreinte a néanmoins été rejetée ce mercredi 4 avril. La vente de la maison d'Alain semble désormais inévitable.

Le plaignant et son avocat envisagent toutefois d'autres recours juridiques.