Belgique

L’affaire n’est malheureusement pas sans rappeler celles qui secouent actuellement Cologne et Stockholm. Au moins trois jeunes femmes ont, coup sur coup, été victimes d’agressions sexuelles dans un train de la SNCB reliant Bruxelles à Tournai pas plus tard que dimanche 10 janvier dernier. Un seul et même groupe de jeunes ont commis ces faits : trois demandeurs d’asile d’origine syrienne qui sont établis en France et sont encore tous mineurs. Le plus âgé n’a que treize ans, les deux autres ont douze ans. Une information confirmée hier par le substitut du procureur du Roi de Tournai, Frédéric Bariseau.

Les auteurs présumés ont été relaxés après audition mais seront convoqués par le parquet de Tournai.

Le trio a pu être interpellé dans l’enceinte de la gare de Tournai grâce à l’alerte donnée en temps réel par l’une des victimes. Formellement identifiés dans le cadre d’une enquête ouverte pour attentat(s) à la pudeur avec violence, tous ont cependant été rapidement relaxés dans la foulée parce que, selon des sources biens informées, "la substitute de garde, pour qui il n’y avait pas de quoi fouetter un chat, avait déjà pris la décision que le dossier ne ferait pas l’objet de suite et qu’il fallait donc les relâcher après leurs auditions !"

À ce moment-là, on n’avait alors connaissance que de l’existence d’une seule de leurs victimes. Âgée de 22 ans, la jeune femme était seule sur une banquette lorsque le trio était venu s’asseoir à ses côtés. Profitant de leur supériorité numérique, les jeunes garçons avaient tenté de l’embrasser de force tout en la pelotant copieusement au passage, notamment au niveau de la poitrine. "Ils lui ont sauté dessus. La jeune femme était en état de choc. Ce sont ses cris qui ont permis d’alerter d’autres passagers. Lesquels ont à leur tour prévenu l’accompagnateur du train et, puis, la police est parvenue à les coincer", relaye La DH, qui a obtenu ce témoignage sous couvert d’anonymat.

Depuis, deux nouvelles victimes supplémentaires - cette fois des mineures qui seraient âgées de 16 ans - se sont manifestées. Elles ont déposé plainte auprès de la police ce mercredi. Elles avaient subi des attouchements dans le même train, mais quelque temps avant l’autre victime et sans autant de violence, apparemment. "Ce ne seraient pas toujours les mêmes auteurs dans le trio qui ont commis tous ces attentats à la pudeur. Nous allons les reconvoquer pour les entendre sur ces nouveaux faits qui ont été portés à notre connaissance", a précisé à cet égard le substitut du procureur du Roi de Tournai, Frédéric Bariseau.