Belgique

La commune de Knokke-Heist s'oppose au projet de construction d'une île artificielle au large de cette station balnéaire. 

Son bourgmestre, Leopold Lippens, a tenu à réitérer publiquement ses inquiétudes mercredi, alors qu'une consultation publique est en cours sur le projet de plan d'aménagement des espaces marins 2020-2026. Le collège communal, qui a lancé fin juin une pétition en ligne, redoute que l'île artificielle ne fasse fuir les touristes, transformant le littoral en un "canal morne et sans âme".

"Le collège des bourgmestre et échevins trouve incroyable que, le 1er octobre 2016, le ministre (flamand du Tourisme) Ben Weyts (N-VA) et le secrétaire d'Etat (à la mer du Nord) Philippe De Backer (Open Vld) aient présenté ce projet dans le parc naturel du Zwin uniquement en présence des mandataires locaux N-VA, avec comme objectif de le réaliser en 2020. Cela montre clairement que ce projet est soutenu par la N-VA, avec des mandataires locaux N-VA qui n'osent pas contredire leur ministre", s'énerve M. Lippens, qui s'apprête à reconduire devant les électeurs la liste Intérêts communaux, union du CD&V et de l'Open Vld.

"Depuis lors, le collège communal a pris part à toutes les réunions et discussions auxquelles il a été invité." Mais le ministre Weyts n'a jamais pris la peine d'écouter les arguments de la localité, estime Léopold Lippens. "Manifestement, notre tourisme ne l'intéresse pas."

Porté par Ben Weyts pour la Flandre et Philippe De Backer pour l'Etat fédéral, l'idée d'une "île d'essais" au large de Knokke-Heist vise à étudier si ce type d'édification peut protéger la côte des tempêtes et de la montée des eaux. Située à 1,2 km de la plage, la zone artificielle aurait une superficie de 40 hectares, qu'on pourrait étendre par la suite. Elle pourrait aussi servir de refuge aux animaux.

Ce projet ainsi que de nombreux autres ont été intégrés au prochain plan d'aménagement des espaces marins pour la partie belge de la Mer du Nord (2020-2026), au sujet duquel l'administration fédérale organise une consultation publique jusqu'au 28 septembre.