Belgique

Le second point fortement contesté de la réforme du chômage concerne les allocations d’attente que perçoit le jeune avant qu’il ne trouve du boulot. D’abord, une petite modification sémantique : on ne dira plus allocations d’attente, mais allocations d’insertion professionnelle. Autre modification : la durée du stage d’attente, c’est-à-dire la période située entre l’inscription comme demandeur d’emploi à la fin des études et les premières allocations de chômage, passe de neuf à douze mois. En compensation, le paiement des allocations familiales est prolongé de trois mois. Durant cette période, le jeune doit faire preuve d’une recherche active d’emploi et est régulièrement contrôlé.

Mais ce qui fâche surtout, c’est le fait que les allocations d’insertion seront désormais limitées dans le temps. Limitées à trois ans pour les cohabitants, quel que soit leur âge. Et limitées à trois ans pour les demandeurs d’emploi chefs de famille, isolés ou cohabitants privilégiés, à partir de 30 ans. Ces demandeurs d’emploi pourront donc être exclus du droit aux allocations d’insertion dès 33 ans, s’ils bénéficient d’allocations d’insertion depuis trois ans. A noter que le délai de trois ans pourra être prolongé si le demandeur d’emploi a travaillé au moins 156 jours durant les deux dernières années. Ce délai pourra également se voir prolongé de deux ans pour le jeune à qui l’on reconnaît une incapacité de travail de 33 % au minimum.

La mesure limitant à trois ans les allocations étant d’application à partir du 1er janvier 2012, les premières exclusions de jeunes du chômage ne se produiront pas avant le 1er janvier 2015.