Belgique

Une épidémie frappe le personnel de la société Clarebout Potatoes à Nieuwkerke, en Flandre occidentale. Ils sont plus d'une centaine de travailleurs à souffrir des même symptômes depuis fin juillet : maux de tête, fièvre, courbature. Ceux-ci disparaissent après quelques jours. Mais leur origine reste floue et, au sein, de l'entreprise de transformation de pommes de terre, les questions restent sans réponse.

Nombre des ouvriers sont français. Ils ont été hospitalisés à l'hôpital d'Armentières. Interrogé par La Voix du Nord, le chef de garde explique que "ce sont des signes bénins et des séjours courts. La plupart repartent chez eux avec du Dafalgan".


"Nous avons prélevé des échantillons partout, y compris de l'eau, ainsi que de l'urine et du sang des employés. Les résultats ne sont pas encore connus", expliquait la semaine dernière la porte-parole de l'agence flamande Zorg en Gezondheid (Soins et Santé). Selon elle, il n'y a pour l'instant pas de danger pour la santé publique car il s'agit d'une épidémie concentrée à l'entreprise et qu'aucun cas d'infection n'a été noté en dehors de celle-ci.

Dans un premier temps, la direction de Clarebout Potatoes avait estimé que la grippe pouvait être à l'origine des malaises. Cette piste a cependant été écartée. Depuis lors, la direction verrouille sa communication.

Un journaliste de France Info, qui s'est rendu sur place, signale que "pendant que les infections se multiplient, la cheminée de l’usine continue à fumer (...) l’activité semble se poursuivre comme d'ordinaire". D'après nos confrères, les employés ont reçu pour mot d'ordre de garder le silence face à la presse.

Seuls les représentants du ministère de la Santé sont autorisés à s'exprimer. Or, ceux-ci sont peu loquaces, préférant attendre les conclusions de l'enquête menée par le Contrôle du bien-être au travail (dépendant du ministère du Travail), qui devraient être dévoilées dans le courant de la semaine prochaine.

Deux hypothèses se dégagent, selon France Info: une forme légère de légionellose (qui se développe dans l’eau) ou un syndrome toxique des poussières organiques (fréquent dans le milieu agricole). A la tête du comité de Contrôle, Paul Van Haecke précise qu'"on penche plutôt pour la deuxième mais rien de sûr".