Belgique

La Sûreté de l'Etat avertit, dans son rapport d'activité 2017-2018 publié jeudi, sur l’"offensive” que mènent "certains réseaux salafistes internationaux" sur l’enseignement en Belgique, que ce soit par le financement d’écoles, de cours ou de modules d’apprentissage. 

Ce fut l'un des enjeux autour de la Grande mosquée de Bruxelles dont la concession a été retirée à l'Arabie saoudite par le gouvernement belge. Selon nos informations, le gouvernement espère que les gestionnaires actuels de la Grande mosquée, la Ligue islamique mondiale, quitteront les lieux à la fin décembre-début janvier. Le délai accordé à la Ligue court toutefois jusqu'avril 2019.

Mais le service de renseignement belge pointe aussi un autre problème : l'enseignement à domicile et à sa possible utilisation par des extrémistes pour "préserver" leurs enfants de l'enseignement officiel ou libre et du mode de vie qu'il implique. Les résultats des enquêtes effectuées par la Sûreté sont "sans appel", dit-elle. "Près de 20% des parents d'élèves inscrits dans l'enseignement à domicile seraient liés à des groupes extrémistes".

"Une menace à prendre au sérieux", dit la Sûreté, qui a communiqué ses conclusions "aux autorités compétentes en matière d'enseignement".