Belgique

Des dizaines d'activistes animaliers appartenant au collectif français 269 Libération Animale ont investi l'abattoir de Tielt (Flandre orientale) dans la matinée jeudi. Ils ont réussi à libérer un cochon et se sont ensuite enchainés à l'intérieur de l'établissement. "Nous menons ces actions contre l'industrie de la viande qui maltraite les animaux", explique l'un des membres du collectif, Romain Perdrizet. "Vers 04h00 ce matin, nous nous sommes introduits dans l'abattoir avec près d'une septantaine de personnes. Nous avons réussi à libérer un cochon." Au moment des faits, des employés de l'entreprises, présents sur les lieux, ont tenté de les en empêcher.

Les activistes ont ensuite pris la direction de ce qu'ils qualifient de "couloir de la mort", soit le couloir entre les boxes des animaux et l'endroit où ils sont abattus. La police est arrivée sur place à 05h30 pour interpeller les activistes.

"C'est la troisième fois que nous menons de telles actions", explique Romain Perdrizet. "Plus tôt cette année, nous avons réussi à libérer quatre animaux de l'abattoir d'Anderlecht", a-t-il indiqué. Tous les animaux libérés sont recueillis dans l'abri animalier de 269 Libération Animale.

Sur son site internet, le collectif 269 Libération Animale se présente comme un collectif qui lutte pour la libération animale à travers un activisme offensif reposant sur l'usage de l'action directe et de la désobéissance civile.



Le secteur condamne une "action excessive" :

La Fédération belge de la Viande (FEBEV) a dénoncé jeudi "l'intervention excessivement brutale des militants de 269 Libération Animale" au sein de l'abattoir de Tielt. Une septantaine d'activistes animaliers se sont introduits ce matin dans l'abattoir afin d'empêcher des cochons d'être envoyés à l'abattage.

La FEBEV a condamné cette action qu'elle juge brutale: "au cours de l'action, les militants ont blessé un animal et ont refusé tout dialogue avec la direction. Au cours de l'année écoulée, l'ensemble du secteur a pris des mesures importantes pour mettre davantage l'accent sur le bien-être animal. À cette fin, le secteur a pris des mesures structurelles en développant une charte, qui a été approuvée par tous les membres de la FEBEV."

La fédération estime également que l'intrusion des activistes a causé des souffrances inutiles aux animaux. "Une organisation agissant au nom du bien-être des animaux ne devrait pas faire souffrir inutilement les animaux", conclut l'organisation.