Belgique L’autopsie a montré que le jeune, qui souffrait d’un retard mental, a ensuite été jeté vivant dans la Meuse.

Les langues se délient dans l’entourage de Valentin Vermeesch, ce jeune homme disparu le 25 mars de son domicile de Wanze et dont le corps sans vie a été repêché, vendredi soir, dans la Meuse. Dimanche, cinq suspects originaires de Huy étaient interpellés : quatre majeurs ont été placés sous mandat d’arrêt et un mineur déféré devant un juge de la jeunesse.

Valentin, qui souffrait d’un retard mental, avait eu 18 ans en février. C’était un garçon gentil, serviable mais influençable, qui se déplaçait toujours à vélo. Il avait l’habitude de traîner avec des potes dans le quartier du Batta, à Huy. Le jeune homme s’était déjà fait attacher par des colsons aux poignets avant de se faire tirer dessus par un "copain" qui avait un fusil à billes. Madeleine D., sa maman, avait déposé plainte.

"Ils auraient fait ça pour s’amuser"

Cette fois, les "potes" sont allés plus loin et Valentin a perdu la vie. Le garçon a reçu des coups et fait l’objet d’un tabassage avant d’être jeté vivant dans la Meuse - l’autopsie du corps le démontre. Le jeune déficient intellectuel avait peur de l’eau et ne savait pas nager.

Mardi, au parquet de Liège, division de Huy, on refusait de confirmer quoi que ce soit, l’instruction du procureur du Roi étant de ne donner aucune information sur ce dossier. En revanche, sur Facebook, les proches de la victime expriment colère, dégoût et aussi désir de vengeance.

Dans les amis de Valentin sur le réseau social, on trouve son tortionnaire principal qui est sous mandat d’arrêt. A.H. avait relayé sur sa page l’avis de disparition lancé par la police, déclenchant des commentaires déchaînés. "Ordure, c’est toi qui l’as buté avec ta bande." Plusieurs personnes qui connaissent l’intéressé depuis l’école primaire témoignent que "déjà gosse, A. n’était pas tout juste". Un témoin nous a affirmé que A. lui avait "tout raconté deux jours après les faits qui se seraient passés un dimanche". Le 26 mars, lendemain de la disparition de Valentin ?

La scène aurait été filmée par un des cinq suspects : deux d’entre eux, dont A.H., l’auraient frappé et deux autres auraient "juste regardé". Apparemment, "ils auraient fait ça pour s’amuser", poursuit le témoin.