Vandercammen: "Pourquoi je passerais du temps à faire du bidonnage ?"

Jonas Legge Publié le - Mis à jour le

Belgique Dans un article à paraître ce vendredi dans Le Vif-L'Express, le Crioc est pointé du doigt pour sa gestion des ressources humaines "calamiteuse" et pour la "dégradation de la qualité des enquêtes".

Contacté par LaLibre.be, le directeur du Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs Marc Vandercammen s'est montré surpris de ces révélations, qu'il qualifie de "non information". "Je suis aux Etats-Unis, vous m'apprenez ces accusations qui sont, pour moi, insignifiantes", déclare le directeur du Crioc, en ne se montrant nullement désemparé.

"Je suis professeur d'études de marchés depuis 1992. J'ai écrit de nombreux ouvrages sur le sujet. Pourquoi est-ce que je passerais du temps à faire du bidonnage ?", s'interroge-t-il.

Dans l'article du Vif, des experts se plaignent que les données brutes des sondages soient traitées par l'homme fort du Crioc avant d'être communiquées. "C'est ce qu'on appelle l'encodage des résultats, qui consiste à vérifier s'il n'y a pas d'erreur qui se soit glissée, avant de pouvoir analyser. Tout chercheur sait que l'on procède de la sorte", se justifie-t-il.

Par ailleurs, Marc Vandercammen est "étonné" des méthodes utilisées par le magazine, qui reprend pourtant régulièrement les résultats d'études du Crioc. "Il est facile de dire n'importe quoi sous couvert d'anonymat. Peut-être est-ce une personne licenciée qui se lâche... Comment donner du crédit à ce témoignage ?".

Aucune plainte n'a actuellement été déposée concernant des faits de harcèlement.

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