Belgique Le ministre des Affaires étrangers, Didier Reynders, a annoncé convoquer l'ambassadrice d'Israël en Belgique, Simona Frankel.

"On peut entendre beaucoup de choses, mais il y a des limites", a indiqué le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. "Je regrette beaucoup pour chaque humain décédé même si ce sont des terroristes, 55 terroristes qui viennent près de la barrière pour essayer de passer sur le territoire israélien", a notamment déclaré mardi matin Mme Frankel au micro de La Première (RTBF).

Pour rappel, le Premier ministre Charles Michel a condamné la violence qui éclaté ce lundi à la limite de la bande de Gaza.

"Je condamne cette violence, qui est une violence totalement inacceptable. J'aurai l'occasion ce soir de rencontrer le secrétaire général des Nations unies. Je vais plaider pour qu'il y ait une enquête internationale. Il ne peut pas y avoir d'impunité. Il y a des règles en droit international", a-t-il ajouté.


La Turquie demande à l'ambassadeur israélien de quitter le pays temporairement

La Turquie a demandé mardi à l'ambassadeur d'Israël à Ankara de quitter le pays temporairement pour protester contre la mort de dizaines de Palestiniens la veille sous les balles israéliennes dans la bande de Gaza, a indiqué un responsable turc. L'ambassadeur, Eitan Naeh, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et a été prié "de retourner dans son pays pour un certain temps", a déclaré un responsable de la diplomatie turque au lendemain de la décision de la Turquie de rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv pour consultations.


M. Naeh est en posté à Ankara depuis décembre 2016.

La décision d'Ankara marque un nouveau durcissement dans sa réaction à la mort de près de 60 Palestiniens lundi par des tirs israéliens alors qu'ils manifestaient à la frontière de la bande de Gaza contre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Réagissant au bain de sang à Gaza, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait accusé lundi Israël de "terrorisme d'Etat" et de "génocide".

"Erdogan est parmi les grands supporters du Hamas et il ne fait aucun doute qu'il comprend parfaitement le terrorisme et les massacres. Je suggère qu'il ne nous donne pas de leçons de morale", a réagi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Mardi, le Premier ministre turc Binali Yildirim a appelé mardi les pays musulmans qui entretiennent des relations avec Israël à les "reconsidérer", en réaction aux violences de la veille.

M. Yildirim a en outre appelé à la tenue vendredi en Turquie d'un "sommet extraordinaire" de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui compte 57 membres, mais il n'était pas clair dans l'immédiat si une telle réunion se tiendrait effectivement au niveau des chefs d'Etat.

A l'appel de différentes organisations, des centaines de manifestants ont protesté mardi devant le consulat israélien à Istanbul. Brandissant des drapeaux turcs et palestiniens, ils ont crié en choeur "maudit soit l'impérialisme américain" ou encore "Israël dégage".

Un rassemblement, qui s'annonce imposant, doit se tenir vendredi à 14H00 (HB) à Istanbul à l'appel de M. Erdogan sous le slogan "Halte à l'oppression", en signe de solidarité avec les Palestiniens.