Belgique

Les constitutionnalistes de l'ULB et de l'UCL Marc Uyttendaele et Marc Verdussen ont tenu mardi à réagir via l'agence BELGA à l'interprétation qu'ils estiment "erronée" faite par leur confrère de l'ULg Christian Behrendt sur les ondes de la RTBF, et selon laquelle le roi reste couvert, en vertu de la Constitution, si un "problème domestique" rend impossible la venue d'un ministre.

Christian Behrendt estime que, même en l'absence d'un membre du gouvernement, le roi est couvert à partir du moment où il y a eu un accord du gouvernement pour la visite d'Etat. "Le programme a été approuvé. Donc, le Roi est couvert et cela peu importe l'endroit où se trouve éventuellement le ministre", a indiqué mardi M. Behrendt.

"Il est communément admis que, par sa présence aux côtés du chef de l'Etat, un ministre ou un secrétaire d'Etat couvre les propos ou interventions qui sont les siens. Il ne peut être question de couvrir a priori des propos ou interventions dont la teneur est encore inconnue", ont réagi Marc Uyttendaele et Marc Verdussen. "De même, dans des circonstances exceptionnelles, le Roi peut être couvert a posteriori. Ne constituent pas des circonstances exceptionnelles un voyage officiel prévu de longue date", soulignent-ils.

Cette question a surgi après qu'ait été décidé que le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders ne se rendrait pas au Japon pour accompagner le Roi lors de la visite d'Etat, en raison de la crise gouvernementale à Bruxelles. Ce mardi après-midi, l'on apprenait finalement que le secrétaire d'Etat Pieter De Crem avait pu se libérer pour participer à cette mission.