Belgique

Le roi Albert II et la reine Paola se sont rendus, mardi en fin d'après-midi dans le centre de Liège, touché en milieu de journée, par un attentat meurtrier. Ils sont arrivés au Palais Provincial de Liège à 17 heures. Ils ont rejoint la cellule de crise qui s'y tenait en présence d'une forte délégation ministérielle emmenée par le Premier Elio Di Rupo. Le Roi s'est entretenu avec les principaux représentants des services de secours pendant 1 heure 15 avant de quitter le Palais provincial.

A l'issue de la rencontre, le premier ministre, flanqué des ministres de l'Intérieur et de la Justice, Joëlle Milquet et Annemie Turtelboom, et du ministre-président wallon Rudy Demotte, du bourgmestre de Liège Willy Demeyer et du gouverneur de la Province de liège Michel Foret, a fait une brève déclaration en néerlandais ensuite en français, pour associer le gouvernement tout entier à la douleur des victimes et de leurs proches.

"C'est un acte horrible", a déclaré Elio Di Rupo. "Il n'y a pas de mots pour exprimer cette tragédie. Nos pensées vont d'abord aux victimes innocentes de ce drame ainsi qu'à leurs familles et proches; mais aussi à toutes les personnes présentes sur les lieux et aux Liégeois et Liégeoises. Le pays tout entier partage leur peine".

Le Premier ministre a insisté sur le fait que, selon les informations disponibles, il s'agit d'un fait isolé et donc pas d'un acte de terrorisme ou d'un attentat. "Le choc de la population est compréhensible, mais j'insiste c'est un acte isolé". Le sujet sera abordé mercredi matin à 9 heures au cours d'un conseil des ministre restreint auquel se joindra la ministre de la Justice.

Milquet: "Apparemment un acte isolé"

Aucune information ne confirme à ce stade un quelconque lien avec le terrorisme; il s'agit apparemment d'un acte isolé aux conséquences dramatiques, a indiqué mardi la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, dans une première réaction à la tuerie survenue après-midi place St-Lambert à Liège.

Mme Milquet se dit "profondément choquée par la brutalité des faits" et exprime "toute sa compassion aux nombreux blessés, ses pensées aux victimes et ses remerciements aux services de secours et aux services de l'ordre". La ministre de l'Intérieur s'est rendue sur place en compagnie notamment du premier ministre Elio Di Rupo. Ce dernier, qui dit avoir appris "avec effroi" ces événements, a adressé ses premières pensées aux victimes, à leurs familles et à leurs proches ainsi qu'à tous les Liégeois.

Réaction de Rudy Demotte

Le Gouvernement de la Wallonie assure de sa solidarité les victimes et les familles des victimes de l’ignoble attentat qui s’est déroulé à Liège aujourd’hui. Rien ne pourra jamais justifier la violence faite à des innocents. Le Gouvernement de la Wallonie apporte également son soutien aux services de secours qui son à pied d’œuvre dans la métropole liégeoise et espère que les autorités policières et judiciaires du pays pourront rapidement apporter la lumière sur ces tragiques événements.

Herman Van Rompuy horrifié et perplexe

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy s'est dit mardi "complètement bouleversé par les meurtres atroces" commis en début d'après-midi sur la place Saint-Lambert à Liège. L'ancien Premier ministre belge a avant tout adressé ses penses "à ceux qui ont perdu la vie, à ceux et celles qui se battent encore pour rester parmi nous, à leurs familles". "Devant l'inexplicable, je reste perplexe, je reste horrifié", a-t-il commenté dans une réaction vidéo publiée sur le site du Conseil européen. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a pour sa part écrit au Premier ministre belge Elio Di Rupo pour lui présenter ses condoléances. "J'ai été choqué et profondément attristé" en apprenant la nouvelle, a-t-il dit, adressant au nom de la Commission ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles des victimes.

Quant au président du parlement européen, Jerzy Buzek, "profondément consterné", il a souhaité un rétablissement prompt et rapide aux nombreux blessés et adressé ses pensées aux victimes et à leurs familles. "Je suis persuadé que les autorités belges vont instruire en profondeur cet acte lâche", a-t-il ajouté.

Reynders exprime ses condoléances depuis la Chambre

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a adressé mardi après-midi ses condoléances aux familles des victimes de la fusillade qui a fait au moins quatre morts et 123 blessés dans le centre de Liège, une ville où il est domicilié et élu. M. Reynders a exprimé, devant la commission des relations extérieures de la Chambre, "une pensée pour les victimes des événements tragiques à Liège", rappelant qu'il s'agissait de "sa" ville, dont il est conseiller communal pour le compte du Mouvement réformateur (MR).

Il s'agit d'un "événement que l'on aurait pas voulu voir sur notre territoire", a ajouté le ministre, qui, retenu au parlement, n'a pas pu se rendre à Liège dans l'après-midi en compagnie du couple royal, du Premier ministre Elio Di Dupo (PS) et de sa collègue de l'Intérieur, Joëlle Milquet (Cdh).