Belgique

Un peu d’histoire. Pas facile de s’y retrouver entre Vivaqua et Hydrobru. Même ceux qui y travaillent s’y perdent, paraît-il. Vivaqua a été créée en 1891 pour alimenter les faubourgs de Bruxelles en eau potable. L’intercommunale Hydrobru, quant à elle, est née au moment de la création de la Région bruxelloise. "Le but était d’assurer la pérennité du pouvoir communal. Car une crainte des communes était de perdre une partie de leurs responsabilités", nous explique son président Jacques Martroye de Joly (conseiller communal MR à Uccle). En Région de Bruxelles-Capitale, c’est Vivaqua qui assure, au nom et pour compte d’Hydrobru, la gestion opérationnelle intégrée des infrastructures de distribution et d’assainissement communales.

En clair, les factures d’eau sont envoyées au nom d’Hydrobru, mais c’est Vivaqua et ses quelque 1 500 statutaires qui font le travail. Conclusion du président d’Hydrobru : "La fusion apporte une clarification sur le plan public." Ceux qui s’y sont opposés en particulier dans le rang de Défi ont jusqu’à la fin de l’année pour introduire un recours devant la Cour constitutionnelle. Un scénario qui paraît peu probable.

Une des conséquences de l’absorption de Hydrobru par Vivaqua, c’est la suppression du conseil d’administration d’Hydrobru où l’on retrouve les élus communaux bruxellois. Ces derniers vont perdre environ 1 000 euros bruts par an (100 euros bruts par séance pour 10 conseils par an). Il est prévu que le CA d’Hydrobru se transforme en comité d’accompagnement (rémunéré) pendant la période intermédiaire (normalement jusqu’à la mise en place des nouveaux CA en juin 2019). 

Quant au conseil de Vivaqua, il devrait rester pléthorique (25 représentants communaux actuellement) et sans aucun administrateur "indépendant" et non élu conformément à la loi sur les intercommunales. 

Il est aussi prévu d’élargir le conseil de gérance de Vivaqua. Mais, dans la foulée du scandale Nethys, le gouvernement bruxellois a adopté un arrêté le 7 septembre, qui limite les rémunérations mensuelles à maximum 1 000 euros.