Belgique

Taper sur le clou, encore et encore. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) profite de la 17e édition de la semaine de la mobilité européenne pour "rappeler à quel point il est urgent d’agir à ce sujet"

Car, dit-elle, "les chiffres parlent d’eux-mêmes : 50 % des employeurs reconnaissent avoir des problèmes de mobilité et la congestion coûte chaque année à peu près 2 % du PIB".

"Par rapport à l’an dernier, un seul constat s’impose : nous avons de nouveau perdu un an. Il serait dès lors opportun d’élaborer un plan de mobilité global lors de la formation du gouvernement après les élections régionales et fédérales. En effet, le problème des embouteillages en Belgique ne pourra être réglé par une seule mesure. À court terme, il faut obtenir quelques quick wins , comme une approbation rapide du budget mobilité par le Parlement", estime Pieter Timmermans, administrateur-délégué de la FEB.

Autoroutes à vélo

La FEB a donné la parole le mois dernier à 1 000 employés et 462 employeurs, via une enquête Ivox, afin de mettre en avant le "top 3 des solutions" à apporter aux problèmes de mobilité.

Vient en tête des solutions (73,6 % pour les employeurs et 55 % pour les employés) le besoin d’investissements dans les infrastructures. Et la FEB de rappeler que les investissements dans les infrastructures publiques ont drastiquement baissé, de 4,5 % du PIB à "seulement 2 % aujourd’hui, entraînant une dégradation de celles-ci". Il ne faut pas, à ses yeux, se contenter de remettre en état des anciennes routes, mais aussi mettre l’accent sur les infrastructures nouvelles comme le RER, des autoroutes à vélo ou encore des parkings afin de décongestionner les villes.

Deuxième solution : augmenter et améliorer l’offre de transports publics (63,2 % des employeurs et 68,3 % des employés), sachant qu’un moyen de transport comme le tram n’est pas utilisé par une majorité des employeurs et des employés. Le train reste le moyen de transport public le plus utilisé alors que 32 % des travailleurs et 38 % des employeurs ne le prennent jamais. L’enquête révèle également que la majorité des personnes sondées ignoraient totalement les motifs de "plusieurs grèves" à la SNCB.

Troisième axe : encourager et faciliter le télétravail et les horaires flexibles.