Belgique

« Chat perdu, répond au nom de Félix, il a le pelage noir et porte un collier rouge » , quelques mots imprimés sur une feuille délavée collée sur un arrêt de bus qu'on pourrait tous un jour rencontrer. Un style d’affiche auquel on est habitué, pourtant, ce genre d’annonce pourrait bien être voué à disparaître. En effet, depuis quelques mois, les propriétaires des chats dépourvus de la puce d’identification CatID sont dans l’illégalité. Ce système, sorte de registre national des chats, s'applique sur tout le territoire.


Avec CatID, Felix ne sera plus perdu certes, mais il aura perdu quelque chose 


Depuis quelques mois maintenant, et afin d’éviter une surpopulation (on estime à 160.000 le nombre de chats rien qu’à Bruxelles), la stérilisation est obligatoire. Une partie de la législation bruxelloise et wallonne qui reste pourtant encore très méconnue. C’est pourquoi ce vendredi matin, Bianca Debaets, Secrétaire d’État bruxelloise au Bien-être animal, a lancé une campagne de sensibilisation à l’enregistrement, l’identification et la stérilisation des chats bruxellois.


© Bruxelles Environnement

Afin de mieux comprendre le trajet actuel d'un chat sans puce d'identification, nous avons imaginé le trajet de Felix, un chat qui aurait été perdu.



Interrogée par LaLibre.be, Bianca Debaets a réagi au nombre impressionnant d'euthanasies: "c’est presque 3 chats par jour qui sont euthanasiés. C’est tout à fait atroce. Je veux absolument limiter cela. Il faut donc arrêter que les chats se reproduisent de telle façon ».

Cette campagne,  d'une durée de trois semaines, sera visible dans certaines stations de métro de la capitale.