Belgique

C’est devenu un postulat, un axiome presque chez les chercheurs et experts en éducation : faire doubler un élève est une chose mauvaise. Et si, sur le terrain, les profs font de la résistance et défendent le redoublement, c’est parce qu’ils verraient en lui une solution de facilité, l’occasion de trier les élèves, d’homogénéiser leurs classes ou de faire planer la menace de l’échec pour asseoir leur autorité. Est-on cependant si certain qu’il faille irrémédiablement condamner le redoublement ? D’où vient cette idée ? Est-elle fondée ? Et si, au contraire, les profs avaient raison ?

Longtemps sceptique face au redoublement, Hugues Draelants, chercheur au Girsef, le Groupe interdisciplinaire de recherche sur la socialisation, l’éducation et la formation (UCL), a relu de manière critique la littérature scientifique qui a été utilisée pour imposer l’idée de l’inefficacité pédagogique du redoublement. Et il vient de publier ce 26 juin dans les "Cahiers du Girsef" une étude surprenante (disponible in extenso sur le site du Girsef). Entretien.