Belgique

Une dizaine de cercles wallons/wallingants ont donc décidé de faire bannière commune dès les prochaines législatives sous le sigle W +. Il y a là ("La Libre" du 02/02) les reliquats du RW, de l’ADW, de France, etc. Dans l’attente d’un "congrès fondateur", l’alliance en est à son manifeste.

On y lit notamment que "la Wallonie est appelée à poursuivre son chemin vers toujours plus d’autonomie" et que "la Belgique ne survit que par l’écrasement du sentiment wallon". Pour conclure, sans vouloir ou pouvoir trancher entre les thèses indépendantistes ou rattachistes qui traversent les rangs de l’alliance: "Le refus d’envisager l’avenir de la Wallonie en dehors du cadre belge est suicidaire. [ ] Alliance démocratique et pluraliste associant des Wallons de toutes les origines, [ ] animés par le même idéal républicain, W + prend place dans l’histoire de la Wallonie dont il entend incarner la volonté d’émancipation en lui offrant le choix de redéfinir librement sa relation avec la France comme avec Bruxelles et ses autres voisins".

Si la démarche préexiste à la crise actuelle, il va sans dire que, pour ses promoteurs, celle-ci conforte les thèses de W + comme d’ailleurs de sa concurrence. De même pour l’essayiste Jules Gheude et quelques amis, dont Willy Burgeon pour tout (ex-) politique, qui poursuivent leurs travaux au Gewif (Groupe d’études pour la Wallonie intégrée à la France). Ici, il ne s’agit pas d’un parti, et il s’agit clairement de réunionistes à la France dans l’hypothèse post-belge. Le groupe a déjà édité deux brochures (www.gewif.net) passant en revue les formes possibles d’annexion, le partage de la dette, les frontières en excluant, CQFD, la viabilité de toute Wallonie indépendante. Cette récusation passe par se gausser du débat sur l’identité wallonne, à l’inverse des gens de W + comme des rivaux RWF.