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Est du Brabant wallon - tourisme
Elargir l'hébergement touristique
Sophie Devillers
Mis en ligne le 04/04/2008
Aménager une partie de son domicile en gîte rural ou créer des chambres d'hôtes chez soi, c'est ce que propose la Maison du tourisme de la Hesbaye brabançonne et les Gîtes de Wallonie aux habitants des communes du canton de Jodoigne. Une soirée d'information (à 19h30 à la maison communale de Jodoigne) permettra, ce 8 avril, de découvrir les potentialités du marché de l'hébergement, les obligations et les aides existantes dans le secteur du "tourisme de terroir" .
Une utopie dans l'est du Brabant wallon ? Pas pour Catherine Bourlet, coordinatrice de la Maison du tourisme. "Dans nos statistiques, nous nous rendons compte qu'en matière d'hébergement, l'offre ne correspond pas à la demande. Pour les six communes du canton, nous avons l'hôtel de la Ramée (12 chambres), deux ou trois chambres d'hôtes, trois gîtes et un camping. C'est trop peu." La demande est plus présente à la belle saison, avec la présence du Ravel à Ramillies ou Orp, constate Catherine Bourlet. "Les gens arrivent à vélo, demandent un hébergement. Dans le centre de Jodoigne, il n'y en a pas ! Il y a aussi pas mal de mariages, notamment à la ferme de la Ramée, et les gens souhaitent loger dans la région. Ainsi que des familles ou des groupes qui se réunissent pour un week-end, à 15 ou 16. Si on n'a pas de logement, c'est un peu dommage, on doit uniquement tabler sur le tourisme de jour, et ne pas se tourner vers la longue durée ." Pour Catherine Bourlet, le Brabant wallon, et en particulier celui de l'Est, passe pour le parent pauvre du tourisme, mais il y a "des choses à faire", affirme-t-elle. "Nous avons 350 km de promenades pédestres et un patrimoine architectural propre à la région. On voit venir un public brabançon, mais aussi bruxellois et flamand. Il faut donc répondre à cette demande pour nous étendre à un tourisme de plus longue durée. "
Un creux en Hesbaye
Selon Jean-Marie Orban, responsable du développement aux Gîtes de Wallonie, l'Est brabançon recèle un "potentiel certain" en matière de "tourisme d'affaires et événementiel" . "Par événementiel, j'entends des activités familiales à l'extérieur, ou organisées localement, comme les Montgolfiades d'Hélécine par exemple. Si les gens veulent rester après, il n'y a pas d'hébergement dans le coin. D'ailleurs, si on regarde la cartographie, on constate qu'il y a un vrai creux dans toute cette partie en Hesbaye, alors que tout autour de Wavre, par exemple, il y a beaucoup d'hébergements. Il y a donc quelque chose à faire à ce niveau-là. C'est la création d'hébergements qui amène les touristes. S'il n'y a pas de quoi se loger, ils ne viennent pas !" A la Cense du Seigneur (Mélin), qui propose des chambres d'hôtes depuis une douzaine d'années, environ 25 pc des clients sont de "véritables" touristes venus pour se balader à vélo et cherchant un logement pour le soir même ou choisissant de se ressourcer pour un week-end dans les jardins de la Cense. Ce type de clientèle se manifeste surtout en été.
Le reste recouvre des demandes très diversifiées, explique Mme le Hardÿ de Beaulieu qui confirme qu'il manque de places dans la région pour cette clientèle majoritaire. "En général, ce sont des personnes qui cherchent un logement à l'occasion d'une fête de mariage, et dont la famille vient de l'étranger. On a déjà eu de cette façon des Anglais, des Américains, des Japonais,... D'autres personnes cherchent aussi de quoi se loger pendant deux-trois mois." Même constat aux gîtes de la Grande Risbart, une ferme encore en activité, où les exploitants ont souhaité se diversifier. " Nous avions aussi envie de rencontre des gens de différentes régions, explique Mme Nerinckx-Neuville, la responsable, mais les touristes sont plutôt sporadiques. Le Brabant wallon n'est pas vraiment aidé au niveau de la publicité touristique. Pour être en vacances, les gens pensent qu'il faut passer la Meuse !" Cependant, ce gîte d'Incourt est presque toujours complet. "Nous avons quelques familles habituées. Il y a des personnes qui se trouvent entre deux maisons, des hommes d'affaires..." Pour augmenter et fidéliser sa clientèle, la Grande Risbart inaugurera d'ailleurs, ce dimanche, un magasin de produits de terroir, où l'on pourra notamment déguster des fromages de chèvre. A Enines, la responsable des chambres d'hôtes "La Rose des Vents", à la retraite, garde des ambitions plutôt modestes. "On ne fait pas cela pour gagner notre vie... On cherche surtout à ce que les gens se relaxent ici. Et puis, cela anime la maison..."
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