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Brabant wallon - économie
Les prix de l’immobilier restent stables
Sophie Devillers
Mis en ligne le 26/11/2008
Très calme. C’est ainsi que l’on décrit l’activité des ventes immobilières de ces dernières semaines, dans une agence du centre du Brabant wallon. L’influence de la crise se fait donc sentir.
"Mais les prix restent stables, estime-t-on à l’agence Hendrix, basée à Wavre et active dans le BW depuis 37 ans. Cependant, il y a beaucoup de choses qui sont mises en vente, et la demande ne suit pas l’offre. Ce qui est un peu l’inverse de ces trois dernières années. Les gens sont très frileux, ils attendent de voir comment ça se passe. Des banques refusent aussi des prêts.." Si les ventes sont "très calmes", la location reste "un bon marché". "Car les gens ne prennent pas le risque d’acheter, ils ont peur de perdre leur boulot, par exemple. Ils ont de la méfiance par rapport à l’année à venir. Les propriétaires nous disent qu’ils mettent en vente, mais qu’ils ont bien le temps pour trouver un acheteur Pour l’instant, ils ne semblent pas prêts à baisser les prix, mais la diminution de l’offre par rapport à la demande ne se sent que depuis un mois" On rappelle aussi chez Hendrix que les derniers mois de l’année sont traditionnellement plus ralentis en matière immobilière. Mais difficile de prévoir l’évolution pour 2009. "On est dans le brouillard", confirme Jean-Paul Mignon, notaire à Ittre et porte-parole de la Chambre des notaires de la province du Brabant wallon. Les statistiques 2008 collectées par les notaires brabançons ne seront disponibles qu’en février. Il n’existe donc pas actuellement de chiffres spécifiques au Brabant wallon, mais le notaire ittrois peut tout de même livrer quelques grandes tendances pour la jeune province.
"Attentisme"
Il résume la situation brabançonne en un mot: "Attentisme." "A la fois, les vendeurs ne sont pas prêts à descendre les prix de manière importante, et les acheteurs attendent que la situation se décante." Les transactions sont donc peu nombreuses. "Peut-être attendent-ils le printemps, Batibouw On ne voit pas clair Les indices montrent que les gens n’ont pas confiance dans le système économique, ils ont peur de perdre leur emploi"
Les vendeurs, pour leur part, se tiennent aux valeurs 2007 ou début 2008. Ce ralentissement touche tous les types de biens, sauf un. "Le terrain à bâtir reste en dehors du ralentissement général. La demande reste forte pour les terrains. Il y a eu des records pour des terrains qui m’ont laissé rêveur" Ce qu’on confirme d’ailleurs du côté des agences immobilières: un terrain représente en effet un investissement qui se prépare à plus long terme, résume-t-on chez Hendrix. Quant à l’évolution des prix pour l’année à venir, c’est incertain, selon Me Mignon. "Une augmentation, je n’y crois pas. Un tassement, oui, mais de quelle ampleur, on ne sait pas" Dans le secteur du bâtiment, en Brabant wallon, la crise joue bien un rôle, concède Joseph Philippart, président de la confédération de la construction du Brabant wallon. En ce qui concerne la rénovation, en Brabant wallon, "il y a depuis un mois, un ralentissement, mais depuis quinze jours il y a une légère reprise. Quelques clients réinvestissent dans des immeubles, étant donné que l’argent ne rapporte plus tellement! Ce sont des gens qui ont retiré de l’argent de la banque ou qui estiment que cela ne rapporte plus. Ils placent dans les briques au lieu de placer dans les banques!"
Sans cette reprise, le secteur de la rénovation aurait accusé une baisse de 15 à 20 pc par rapport à 2007, estime M.Philippart . "Mais avec reprise, nous allons peut-être aller à l’équilibre. En général, en période de crise, la rénovation, c’est beaucoup plus porteur ." Car en ce qui concerne la construction et selon les échos reçus des entrepreneurs généraux et des architectes, des projets qui étaient en cours ont été suspendus, notamment à cause de prêts pas acceptés. Cela concernerait tant les gros développeurs que les particuliers. M.Philippart pense devoir compter sur une perte de 20 pc dans ce secteur, par rapport à 2007. "Il y aura un mauvais moment à passer. Une inquiétude, il y a en aura bien une. Nous approchons maintenant des fêtes et des congés et ça va se ralentir comme tous les ans. Il faudra voir comment la reprise 2009 va se passer. Difficile de se prononcer."
M.Philippart espère cependant pouvoir compter sur le dynamisme immobilier propre au Brabant wallon pour inverser la tendance.
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