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Miniaturisation, fiabilité et économie d’énergie
Mis en ligne le 14/08/2009
Implanter dans le corps un objet comme un stimulateur de nerf vague implique quelques exigences. "Il s’agit d’implanter une technologie complexe dans un milieu corrosif. Mettez un objet électronique dans de l’eau de mer pendant vingt ans, et on en reparlera !, explique le "general manager" Michel Troosters. Il doit d’abord être réalisé dans des matériaux biocompatibles et il faut aussi rendre tout hermétique, que l’humidité ne puisse pas rentrer. Il faut des métaux adaptés, comme le titane et le platine, qui sont très biocompatibles, des silicones médicaux " La longévité et la fiabilité à long terme doivent aussi être au rendez-vous. Et il y a aussi le souci de la consommation d’énergie, ajoute Peter Bergsma, directeur marketing, "On examine ce que ça consomme comme énergie, au micro-ampère près. Il faut tout faire avec le minimum d’énergie, pour que la batterie dure plus longtemps. Pour tous les composants, tout est hypercalculé." Un troisième aspect est la miniaturisation. "Pour celui-ci, on a bénéficié des développements techniques du GSM", précise Michel Troosters. "La miniaturisation, la consommation, la fiabilité, ce sont aussi les trois aspects importants en aérospatial", remarque Peter Bergsma. "Nos implants sont d’ailleurs fabriqués sur le site de fabrication qui fait aussi de l’aérospatial, dans un environnement propre et bien contrôlé." La PME, qui emploie une dizaine de personnes, vise avec ce marché de la SNV, un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros annuels à dix ans. Pour son stimulateur de nerf vague, baptisé ADNS-300, la société vise le monde entier. Il faut dire qu’en Belgique, seul 120 personnes par an obtiennent un tel implant (ce sont les hôpitaux qui décident d’un tel traitement, remboursé par les assurances mutuelles. Une dizaine de personnes travaillent pour Neurotech, qui, pour l’instant, dans son travail de recherche et création, ne souffre pas de la crise. "Les fournisseurs et les partenaires sont même plus disponibles et ont plus de volonté de travailler à bon prix dans des délais minimaux." Mais l’augmentation de capital de 6 millions d’euros pour l’industrialisation et la commercialisation du produit, actuellement "en bonne voie", a été réalisée avec "plus de difficultés qu’on ne pensait." Parmi les investisseurs de la société, on trouve la Sopartec, Vives, la SIRW, des employés et fondateurs.
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