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Ottignies | Vie de quartier

Le retour des Vîs Tchapias

Christian Laporte

Mis en ligne le 01/10/2009

Les Vîs Tchapias ont retrouvé leur statue-symbole.

Ces dernières semaines, plus d’un habitant du Stimont, joli hameau haut perché d’Ottignies entre le vieux centre du "Botroul" et les marches de Louvain-la-Neuve, s’était inquiété de la disparition des danseurs en bronze des Vîs Tchapias qui trônaient depuis 21 ans à l’angle de la rue du Bauloy et de l’avenue du Parc. Le comte Yves du Monceau, ancien bourgmestre d’Ottignies-LLN et surtout président d’honneur du groupe folklorique éponyme les avait en réalité récemment fait descendre de leur piédestal pour leur faire donner un coup de jeune et surtout pour leur conférer une meilleure visibilité.

L’architecte Joëlle Wauters, également riveraine du Stimont fut contactée, forte de son expérience de spécialiste des rénovations de bâtiments anciens, ce dont atteste notamment la restauration de moult hauts-lieux comme la ferme du Douaire dont elle a piloté la seconde phase de (re) mise en valeur. Résultat : après son passage et l’action d’une entreprise de construction spécialisée, les Vîs Tchapias ont (re) pris de la hauteur à la plus grande joie des habitants du quartier. Tout récemment, les Stimontois et leurs plus proches voisins mais aussi des Ottintois "pur jus" et même des Néolouvanistes s’étaient donné rendez-vous pour la réinauguration du monument qui trône à la lisière du parc de l’Etoile. Une sculpture due à l’artiste Geneviève Warny dont d’autres œuvres embellissent la ville universitaire telles son Léon et Valérie sur la place de l’Université.

D’emblée, l’échevin Cédric du Monceau (ICH) souligna l’originalité de la démarche : si elle émana du privé, et en l’occurrence de son auguste géniteur, le comte Yves du Monceau qui a été le maître d’œuvre et le financier de la remise en état, la ville s’est bien volontiers associée à la manœuvre, ce qui a donné lieu à une co-entreprise originale dans le réaménagement d’un petit bout du domaine public à la grande valeur sentimentale. L’échevin en profita pour demander si le moment n’était pas venu de relancer la ducasse du Stimont qui jusqu’il y a quelques années se déroulait au printemps à l’image du hameau, entendez : dans une réelle convivialité et à petite échelle. Une demande qui a réjoui Yves du Monceau qui rappela combien les Vîs Tchapias avaient toujours contribué à la vie sociale et culturelle du quartier, par-delà les clivages politiques et idéologiques. Une bonne nouvelle ne vient jamais seule : comme les archives des Vîs Tchapias avaient disparu, le groupe du Stimont n’avait pas encore focalisé sur lui l’attention des historiens locaux. On a appris récemment qu’il y avait bon espoir de les récupérer.

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