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Jodoigne | Patrimoine

"Il était moins cinq"

Geoffroy Herens

Mis en ligne le 09/03/2010

Le chantier de la chapelle du Marché de Jodoigne est en cours depuis un an et demi. La restauration devenait très urgente.

Bientôt un an et demi que la chapelle du Marché est en restauration. L’occasion de faire le point sur un chantier espéré pendant des décennies et devenu réalité grâce à la collaboration de la fabrique d’église, la ville, la Région wallonne et la Province qui financent ce projet initialement estimé à 1 800 000 €.

Depuis le lancement des travaux, on n’a pas chômé dans et autour de l’édifice sis sur la Grand-Place de Jodoigne. "Le plus urgent et plus important, c’était la restauration", explique Didier Hazard, un des architectes de l’ Atelier 20 . "On s’est focalisé sur la structure de la charpente, les pierres extérieures, les joints, la toiture Si on fait le tour aujourd’hui, on voit une très nette amélioration : l’édifice, dans son esprit, ressemble à ce qu’il devait être à l’origine."

Un ouvrage pendant lequel est arrivée une bien mauvaise surprise au niveau de la structure en bois de la nef. "On n’imaginait pas que ce problème serait d’une telle amplitude", avoue Didier Hazard. "Les entrets qui supportent le toit étaient totalement rongés, y compris dans leur âme. A croire que tout tenait par habitude. Les entrets ont depuis lors été restaurés avec de la résine spéciale et le problème a été résolu."

Par ailleurs, le bâtiment avait tendance à s’écarter : de 18 et 12 cm respectivement vers la ruelle et vers le Match. Une ceinture en béton a été posée sur le pourtour pour empêcher le mouvement de continuer.

Et Bernard de Traux de Wardin, le conseiller communal représentant la ville au sein du projet, de pousser un ouf de soulagement : "Sans faire du sensationnalisme, il était vraiment moins cinq ! Il aurait suffi d’un coup de vent ou d’une secousse sismique comme à Court-Saint-Etienne "

La suite des événements, ce sera bientôt l’intérieur de la chapelle, nonobstant la tour (lire par ailleurs). Les autels latéraux sont en restauration. L’autel-mère attend son tour. Les vitraux sont quasi finis. La restauration sera alors terminée. Pourra commencer ce qui va vraiment transformer Notre-Dame du Marché : sa transformation en salle de spectacle potentielle. De quoi rester un lieu de culte et devenir un lieu de culture.

Théoriquement prévue pour les dernières semaines de 2010, la fin des travaux de la chapelle du Marché sera plus que probablement postposée. Les surprises et le temps y sont pour quelque chose. C’est que l’hiver aura duré plus de trois mois, avec quelque 100 jours d’intempéries depuis le début du chantier. Un cas extrême, aux dires de l’entrepreneur. La suite des événements dépendra en partie de la flèche.

Celle-ci devra être réalisée en atelier. Idéalement, elle devrait être replacée avant fin octobre, histoire de ne pas être de nouveau pris par le mauvais temps et les températures négatives. Pour le reste, 150 jours ouvrables pourraient suffire.

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