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Rixensart/La Hulpe | Environnement

Restauration en vue pour Argentine et Carpu

Sophie Devillers

Mis en ligne le 12/03/2010

Des rivières sont en cours de restauration dans le bassin Dyle-Gette. La Province consacre 250 000 euros par an aux chantiers sur les cours d’eau.

Oui, la présence de machines de terrassement auprès d’un cours d’eau peut lui être bénéfique. Dorénavant, en cas de chantier sur les cours d’eau, le contrat de rivière Dyle-Gette, se charge d’informer la population sur le but des travaux et le type d’interventions, car "certains rouspétaient, et lorsqu’ils voient qu’on arrive avec des bulldozers, ou même qu’on élague des arbres, pour peu qu’ils soient pas bien informés ou qu’ils soient sensibles à la nature, ilspensent qu’on abîme la rivière" , explique Jean-Marie Tricot, du contrat de rivière. Actuellement, deux chantiers sont en cours dans le bassin de rivière Dyle-Gette. Il s’agit tout d’abord de la "restauration écologique" du ruisseau du Carpu qui coule à travers la Grande Bruyère de Rixensart, un site de "très grand intérêt biologique" .

Le chantier comprend aussi la restauration d’une prairie humide et du lit naturel du Carpu ( voûté lors de de l’extension des Papeteries de Genval) au pied de la Grande Bruyère. Cette restauration sera réalisée par l’édification de diguettes de retenue des eaux ainsi que par le creusement des mares afin de favoriser la bidiversité. Les travaux concernent enfin l’élagage de quatre anciens saules "en têtards". "Les résultats effectifs de ces travaux, notamment le dégagement du tracé futur du ruisseau, ne pourront être atteints que lorsque l’égouttage du Carpu aura été réalisé" précise-t-on au Contrat de rivière. Les travaux d’égouttages seront réalisés par l’IBW fin 2010-début 2011. Le projet, réalisé par le PCDN de Rixensart en collaboration avec la commune et Natagora, est financé par la Région et le CR. "On octroie des soutiens à d’interventions d’actions si les travaux se font dans la lignée de nos objectifs", signale M. Tricot, qui précise que les gestionnaires des cours d’eau programment leur travaux de manière individuelle : "nous sommes clair là-dessus. On ne va pas s’immiscer dans les travaux. Mais il peut y avoir une dialogue, une réflexion entre les partenaires, par exemple pour orienter vers des changements, l’application de nouvelles techniques, comme l’enrochement. La Région, et maintenant la Province, pratiquent à présent la technique de l’enrochement, une technique plus respectueuse du caractère naturel du cours d’eau." Un chantier composé principalement d’enrochement, de tunage et d’élagage est en cours sur l’Argentine à La Hulpe, près de la roselière de Gaillemarde.

L’enrochement stabilise les berges à l’aide de blocs de pierre placés au pied ou en protection de berges. Le tunage est le placement de petites lamelles de bois tressés pour soutenir des terres. Les travaux sont réalisés par le service des cours d’eau non navigables de la Province, pour un coût de quelque 122 000 euros. La Province réalise entre cinq et dix chantiers "ordinaires" (curage, renforcement des berges...) par an pour un budget de 250 000 euros. Elle consacre aussi un budget à un gros chantier de restauration de cours d’eau par an, comme à l’Argentine. La Province fait appel à des sociétés privées, sur marchés publics, pour réaliser ces chantiers, explique le député provincial en charge des cours d’eau, ce qui permet, dit-il, de profiter de compétences particulières et de matériels divers, pour des interventions plus pointues. Sur base du budget disponible et de l’état des lieux des rivières réalisé par services techniques communaux et provincial chaque automne, un programme de travaux est défini.

Alain Trussart reconnaît que les besoins sont importants. "On devrait pouvoir faire plus de chantiers, plus tenir compte des intempéries, de leur force... C’est un travail essentiel. Il y a un besoin important. Si on veut que les cours d’eau s’entretiennent naturellement, il faut faire auparavant des travaux importants." Il souhaiterait aussi renforcer le travail régulier, pour éviter "de gros travaux tous les dix ans". Alain Trussart souhaiterait avoir, pour ces entretiens quotidiens, l’appui de la Région notamment. L’administration régionale lui semble compréhensivedans ce domaine. Mais la Province compte aussi consacrer aux chantiers des moyens financiers "qui ont déjà augmenté" et "continuer à les augmenter. Mais il faut aussi que les moyens soient mieux coordonnées et mieux affectés. Il faut de la coordination entre les acteurs, et ça prend beaucoup d’énergie. Ça peut se faire au sein du contrat de rivière."

Pour le contrat de rivière, la Province, chargée des cours d’eau de deuxième catégorie, a des besoins bien différents de la Région, qui, elle, s’occupe "de grands cours d’eau qui se dégradent moins vite", dit M. Tricot. Tandis que les communes, elles, "ont un budget plus limité et des cours d’eau de plus petite taille, donc elles sont plus intéressées par gérer le cours d’eau de manière plus douce. Mais elles sont confrontées à une pénurie de personnel." Dans ce cadre, le Contrat de rivière aimerait obtenir 6 agents Wallo’Net (voir épinglé) qui pourraient servir de "cantonniers de rivière".

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