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Pompiers
“Nous tirons la sonnette d’alarme”
Mis en ligne le 06/02/2010
Actuellement, la caserne de Nivelles abrite 27 pompiers professionnels, et 53 volontaires. “Le cadre n’est pas complet, précise d’emblée le capitaine De Zutter. Avec cet effectif, nous n’atteignons pas les minimums légaux. Et nous devons avoir normalement six hommes par intervention mais nous ne savons pas l’atteindre tout le temps.”
Idéalement, au lieu de la vingtaine de sapeurs et caporaux actuels, il faudrait une petite soixantaine de pompiers pros... Le manque d’effectif à Nivelles a des conséquences concrètes. “A titre d’exemple, l’année passée, dans les six premiers mois, entre 6 et 18 h, on a lancé 400 rappels généraux vers l’ensemble du personnel et, sur 200 appels, des pompiers sont remontés.” Que faire dans le cas où personne ne répond présent ? “Nous disons alors au 112 que nous sommes dans l’impossibilité d’envoyer des secours et qu’il faut faire appel à une autre caserne ! Cela s’explique par l’insuffisance de personnel, le manque de pros et de volontaires. Ceux-ci travaillent en journée, ont d’autres occupations...
Oui, cela pose problème, et cela rejaillit sur la qualité des secours. Nous tirons depuis très longtemps la sonnette d’alarme. La situation s’est dégradée et les besoins ont changé.” Obtenir ses 62 “pros” lui parait cependant difficile, dans l’organisation actuelle des services incendies. Et quant à la réforme... “Tout dépend ce que on y met dedans. L’Etat fédéral promet de payer 50 %. Le tout est de savoir à quoi correspondent les 100% ! Ce qui m’inquiète, c’est que je sais que le fédéral n’a pas dégagé de moyens suffisants dans une ampleur nécessaire pour améliorer la qualité des secours.” En ce qui concerne la zone unique qui devrait être d’application en BW dans le cadre de la réforme, il y d’autres inconnues. “Tout dépendra de ce qu’on mettra dans cette zone, des moyens qu’on lui donne, de son autonomie, de sa capacité de gestion....” Les postes avancés seront cependant les bienvenus. “Il y en a un envisagé à Tilly. C’est vrai que les temps de déplacement sont longs et qu’il y a des risques locaux...”
Enfin, en matière d’infrastructures et de matériel, “on ne peut pas se plaindre. Ce qui manque, c’est le personnel, et c’est ce qui coute cher. Une autoéchelle, c’est cher, mais vous l’amortissez en 25 ans...” Ses souhaits ? Plus d’argent pour des moyens humains, et la sortie du giron communal, qui, selon lui, a des préoccupations locales et un manque de recul.
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