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Bruxelles-Ville

On ne badine plus avec la propreté

Mis en ligne le 03/02/2009

Karine Lalieux fait le point après deux ans de terrain. Des améliorations significatives mais également deux points noirs : les tags et les dépôts clandestins.

On ne badine plus avec la propreté !", déclare Karine Lalieux (PS). Après deux ans en charge de la propreté publique à la Ville de Bruxelles, l’Echevine tire le bilan.

En 2007, elle présentait son plan d’attaque en 6 chantiers, intitulé "la propreté c’est capitale". Une campagne devenue urgente vu le constat collectif en matière de propreté. "La ville était critiquée pour sa saleté tant par ses citoyens que par ses visiteurs. On a alors mis en place un plan d’action dont un des objectifs principaux est d’informer les Bruxellois quant à leurs droits et leurs devoirs en matière de propreté". Aujourd’hui, le premier bilan est plus qu’encourageant. Si des difficultés subsistent, cinq améliorations sont à mettre en avant.

1Affichage sauvage en voie de disparition. A la ville de Bruxelles, affiches et autocollants auraient une durée de vie de trois jours maximum. Systématiquement arrachés, les contrevenants pris sur le fait sont, eux, taxés. "La méthode a porté ses fruits", explique Karine Lalieux. "L’affichage sauvage a nettement diminué".

2Augmentation du nombre de poubelles. Aux 3 500 poubelles que compte la commune, 600 nouvelles sont venues s’ajouter en deux ans. Un tiers a déjà été placé, en priorité aux abords des écoles. "La présence des poubelles permet une réelle amélioration de la propreté alentour. Plus, il y a de poubelles, plus les gens les utilisent" explique l’Echevine. "Nous les plaçons également sur demande des riverains, quand ceux-ci constatent qu’elles font défaut".

3 Canisites pour Médor.

Pour répondre à la demande, quelque, 10 nouveaux canisites ont été créés. Ils sont nettoyés tous les deux jours. Tout propriétaire d’un chien doit également se munir d’un sachet - visible à la laisse - destiné à récolter les incidents de parcours de son toutou.

4Relai balayeurs-brigadiers. Si le relais entre balayeurs et brigadiers fut longtemps chaotique, la communication se fait aujourd’hui grâce à un tableau de bord. " Les balayeurs trouvant des anomalies l’indiquent immédiatement sur ce carnet de route, rue par rue " précise Karine Lalieux. Il est ensuite transmis aux brigadiers qui se chargent de régler les problèmes.

5Plus de tags sur les bâtiments de la Ville. "Il est important que la Ville montre l’exemple à ce sujet. Ils ont donc tous été minutieusement effacés". Si les bâtiments de la Ville ont fait peau neuve, beaucoup de travail reste à faire. Le nettoyage des graffitis est problématique.

Restent deux points noirs

"Les moyens mis en œuvre pour lutter contre les graffitis n’ont pas encore la maturité suffisante en matière de propreté" regrette Karine Lalieux. "Nous allons travailler par zone, en sollicitant chaque propriétaire à nous donner l’autorisation de nettoyer son bien. Même s’il faut forcer les portes". Avec près de 2500 tonnes de déchets, les dépôts clandestins sont la seconde source de difficulté au sein de la commune. Consciente du rôle que les habitants ont à jouer, l’Echevine rencontre régulièrement la population. "Avec leurs suggestions, les comités propreté contribuent énormément aux progrès effectués".

Encore beaucoup de pain sur la planche en 2009 pour l’Echevine qui compte embaucher 25 nouveaux employés, notamment pour renforcer les équipes sur les boulevards du centre en période de week-end. Du nouveau matériel est également attendu. "Mais notre plus grand défi est d’éradiquer le sentiment d’impunité, conclut Karine Lalieux. C’est important que chacun sache qu’on réprimande toute action contre la propreté".

S. Le (st.)

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