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Immobilier

L'immobilier bruxellois résiste à la crise

BELGA

Mis en ligne le 09/02/2010

Les notaires ont clairement ressenti une baisse de leurs activités dans le courant 2009: le nombre de transactions, pour toutes catégories de biens, a diminué de 15 à 20 pc.

C'est ce qui ressort de la conférence de presse organisée par les ventes notariales de Bruxelles (NVN), qui présentaient mardi les prix de vente obtenus tout au long de 2009 pour le marché immobilier bruxellois. L'étude présente 7 catégories. Les maisons unifamiliales (1e catégorie) connaissent une diminution des prix obtenus de 6,5 pc et les maisons de commerce et de rapport (2e catégorie) connaissent une baisse de 5 pc par rapport à 2008 pour les 19 communes de Bruxelles.

Ces pourcentages sont plus limités en ce qui concerne les appartements. Les prix de vente des appartements une chambre (3e catégorie) diminuent seulement de 2,7 pc en moyenne pour 13 communes bruxelloises et ceux des appartements de deux chambres (4e catégorie) enregistrent une baisse de 0,4 pc en moyenne pour les 19 communes bruxelloises.

Les appartements de 3 chambres ou plus (5e catégorie) présentent même une légère hausse des prix de vente de 0,3 pc pour 9 communes bruxelloises. "Ces chiffres peuvent s'expliquer par le fait que les appartements intéressent beaucoup plus les petits investisseurs, déçus par le manque de performance des placements bancaires et par les prix des maisons jugés trop chers", explique Robert Langhendries, notaire à Uccle.

Les 6e et 7e catégories représentent les garages et les terrains qui sont des biens rares et donc chers. Leurs chiffres ne permettent pas réellement de tirer des conclusions ou des évolutions.

Globalement, toutes les catégories confondues ont baissé d'environ 4,5 pc par rapport à 2008, mais les affaires repartent à la hausse depuis fin 2009. "C'est surtout début 2009 que les vendeurs et les acquéreurs ont marqué un certain 'attentisme'. A partir du mois d'avril, la confiance est revenue", a déclaré Gaëtan Bleeckx, notaire à Saint-Gilles.

Les notaires ajoutent que pour le propriétaire vendeur, il est de plus en plus important de fixer un prix correct, en phase avec la valeur réelle du bien et non un prix espéré. Actuellement, les vendeurs ne sont pas pressés de vendre et ont décidé "d'attendre des jours meilleurs". Or, il est important d'adapter ses exigences au prix du marché pour pouvoir vendre dans un délai rapide.

Les notaires rappellent également que même si actuellement certains propriétaires doivent se résigner et diminuer leurs prétentions à la baisse, la brique est un "investissement qui ne fond pas" contrairement aux investissements en bourse. Ils soulignent aussi qu'en 2009, souvent présentée comme l'année de tous les dangers, le marché ne s'est pas effondré et ils entrevoient pour 2010 une année "en équilibre" pour les vendeurs et acquéreurs.

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