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"Les stations seront là en juillet"

R.M.

Mis en ligne le 21/05/2010

“Mais la 2e phase est optionnelle”, précise J.-S. Decaux.

Entre deux avions, Jean-Sébastien Decaux, estime "sain" qu’un débat ait lieu sur Villo. "Tous les goûts et les couleurs sont dans la nature, moi j’aime les villes animées par les marques", précise l’administrateur-délégué de JCDecaux Belgium.. " La publicité, cela peut aussi être placé de manière harmonieuse." Il tient à répondre point par point aux allégeances d’Inter-Environnement Bruxelles. "Le marché de la publicité a sans doute connu sa plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale, mais nous tiendrons nos engagements : les 2500 vélos et les 200 stations prévus par la convention seront là pour début juillet. Et ce même si nous avons connu des problèmes avec certaines communes." Selon lui, l’exemple de Lyon (voir ci -dessus) ne risque pas de se reproduire dans la capitale belge. " A Lyon, la convention était différente, car la Ville récoltait la plus grande partie des recettes. Les prix étaient très bas et nous les avons renégociés, en parfaite concertation avec la Ville". Or à Bruxelles, la totalité des recettes de Villo revient au concessionnaire français. "Vous comprenez, dès lors, que nous avons tout avantage à avoir une politique agressive pour attirer de nouveaux abonnés. Pour nous, les vélos doivent rouler au plus vite." Ces recettes sont indispensables pour JCDecaux, puisqu’elles représentent 1/3 du financement du système. Le reste l’étant par la publicité. "Mais contrairement à ce que dit Inter-Environnement Bruxelles, nous ne choisissons pas le lieu de nos stations Villo en fonction d’une simple logique publicitaire. D’ailleurs, la convention nous permet de placer les publicités autre part que dans les stations." Quant à la polémique sur les vélos fabriqués à bas prix en Hongrie, Jean-Sébastien Decaux la balaie d’un revers de main. " Ils sont marrants les gens. Les pouvoirs publics nous demandent d’être le plus compétitifs possibles, on crée de l’emploi à Bruxelles, tout en offrant un service bon marché aux usagers. Et après çà, on arrive encore à être critiqués. Notre fournisseur de vélo, Lapierre, est français, mais c’est vrai qu’il sous-traite avec un constructeur hongrois. Où est le problème ?"

L’administrateur-délégué précise enfin que la 2e phase du contrat (2500 vélos pour la seconde couronne de Bruxelles) est optionnelle. " Pour la suite, c’est à la Région de décider. Pas à nous."

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