"La Samaritaine " est en sursis
A 73 ans, Huguette Van Dyck ne manque pas de ténacité et de passion. Récemment, son théâtre, "La Samaritaine" (situé à proximité du Sablon dans le centre de Bruxelles), a été menacé d'une rupture de bail et donc d'expulsion. Pas question de baisser les bras après presque vingt-six ans de spectacles de qualité dans les caves de ce café-théâtre.
- Publié le 25-01-2011 à 09h56

A 73 ans, Huguette Van Dyck ne manque pas de ténacité et de passion. Récemment, son théâtre, "La Samaritaine" (situé à proximité du Sablon dans le centre de Bruxelles), a été menacé d'une rupture de bail et donc d'expulsion. Pas question de baisser les bras après presque vingt-six ans de spectacles de qualité dans les caves de ce café-théâtre.
"Le propriétaire avait déjà voulu casser notre précédent renouvellement de bail, mais nous avions gagné le procès. Ici, il souhaite soit-disant réoccuper personnellement ces caves, mais je doute de sa sincérité", explique la créatrice du théâtre.
La relation tumultueuse entre les deux parties semble avoir démarré suite à un incident d'égouttage. "Nous avons eu des fuites au sortir de la loge des artistes pendant des années, mais le propriétaire refusait d'admettre que l'eau venait de sa cour", continue-t-elle. De ce refus a découlé un procès mené pendant près de vingt ans.
Le bien-être de son théâtre, Huguette Van Dyck y tient. Depuis vingt-cinq ans, elle est seule à le gérer. "Je fais le nettoyage, la programmation, le courrier, le bar J'ai vendu tout ce que j'avais pour maintenir ce lieu magique, explique-t-elle. Et d'ajouter : Je ne suis pas fatiguée de faire ce métier qui me passionne."
Huguette et les nombreux fidèles du théâtre veulent insister sur l'importance de cet antre culturel qui mérite de survivre. "J'encourage chaque personne qui souhaite soutenir le théâtre à écrire à la ministre de la Culture, Fadila Laanan pour que le monde politique se soucie de son avenir", demande la tenancière. Pas de doute, les lettres d'actifs du monde du spectacle risquent de pleuvoir pour soutenir cette dame animée par la vocation.
Un groupe Facebook est d'ailleurs déjà né sous l'appellation "La Samaritaine a besoin de vous !" On pouvait y lire de messages tels que : "Est-ce qu'un jour on la laissera tranquille notre Huguette et son adorable Sama ?"
"Beaucoup de jeunes comédiens ont débuté chez moi. J'ai toujours voulu accueillir des spectacles de qualité. Je ne vais pas baisser les bras, mais je suis fataliste", conclut-elle.
