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Bruxelles-Ville - travaux publics

Des panneaux publicitaires illégaux

Mis en ligne le 21/05/2008

La Ville de Bruxelles effectuera un inventaire des supports publicitaires que Decaux aurait dû retirer. Selon Marion Lemesre, il y en aurait une centaine.

La Ville de Bruxelles effectuera durant les deux mois de vacances un relevé systématique des supports publicitaires que la société Decaux aurait dû retirer depuis le début de la décennie 2004, et qui ne donnent plus lieu au versement de la moindre redevance communale, a indiqué lundi l'échevin des Travaux publics Mohammed El-Ktibi (PS). Le bourgmestre Freddy Thielemans (PS) a quant à lui affirmé que s'il était avéré que des redevances auraient dû être perçues, la Ville de Bruxelles irait en Justice pour les récupérer.

En 1999, le collège de la Ville de Bruxelles avait attribué à la société JC Decaux, pour une durée de 15 ans, le marché public portant sur la fabrication, la fourniture, le placement, la mise en service, l'entretien et la maintenance de mobiliers d'information, d'abris-voyageurs et de supports qui peuvent être utilisés à des fins publicitaires.

Selon le chef de groupe MR au conseil communal, Marion Lemesre, cette convention qui prévoyait 280 supports d'affichage dont 70 à double face publicitaire et 293 abris avec 586 faces publicitaires prévoyait aussi selon un calendrier précis le démontage des anciens modèles, dénommés MUPI, placés par la même société 20 ans plutôt et selon une autre convention. Marion Lemesre a dit avoir dénombré récemment une bonne centaine de ces anciens modèles encore bien en vie dans les rues de Bruxelles, mais ne semblant plus donner lieu au versement d'une redevance. Certains d'entre eux ont été maintenus en zone interdite de publicité dans le règlement régional d'urbanisme. "Situés Quai au Bois à Bruler, rue Marché aux Herbes, place de la Bourse, boulevard Anspach et même au pied des bureaux et cabinets d'échevins au boulevard Jacqmain sous les yeux donc des autorités de la Ville", a-t-elle notamment dit, tous ces supports contreviennent à la fois aux règles d'urbanisme et à la convention de 1999 qui en imposait le démontage au cours des trois années suivantes.

Interpellant le collège lors de la séance du conseil communal, lundi en fin de journée, Marion Lemesre a demandé un relevé de l'ensemble des emplacements autorisés et le nombre de faces publicitaires faisant l'objet d'un permis et d'une redevance. Selon elle, le manque à gagner de la Ville de Bruxelles pourrait tourner autour du million d'euros. L'élue libérale a enfin demandé la mise en place d'un comité d'audit interne, placé sous l'autorité directe du collège, chargé de surveiller la bonne exécution et le respect des dispositions des contrats signés par la Ville.

De son côté, la conseillère communale socialiste Julie Fiszman a rappelé que la problématique des panneaux publicitaires dépassait largement les limites de la Ville de Bruxelles. Selon elle, il n'existe pas non plus de cadastre précis de la situation sur les voiries régionales de la capitale. En 2006, la taxe régionale sur les panneaux publicitaires a rapporté près de 181 000 euros, soit 1 400 de moins qu'en 2001. En tant que députée régionale, Julie Fiszman a préparé une proposition d'ordonnance pour réguler davantage ce marché dominé par les sociétés Clear Channel et JC Decaux.

Répondant au nom du collège de la Ville de Bruxelles, l'échevin El Ktibi a affirmé que sous réserve d'un inventaire systématique qui sera effectué au cours de l'été, une septantaine d'équipements anciens d'affichage seraient encore toujours utilisés alors qu'ils auraient dû être démontés. (Belga)

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