Attitude brutale de Google

François le Hodey Publié le - Mis à jour le

Cyber Le géant américain de Californie a décidément des difficultés pour établir des rapports équilibrés avec la presse et respectueux des décisions de justice.

Le 5 mai dernier, Google était condamné par la Cour d’Appel de Bruxelles à respecter les droits des éditeurs et des auteurs, soit de ne reprendre les contenus des journaux qu’avec l’accord des titulaires des droits.

L’objectif des éditeurs de journaux, c’est le respect par Google des grands principes qui ont permis le développement de la liberté de la presse. Si les contenus sont volés, comment les monétiser, et donc comment assurer un modèle économique vertueux qui permette à la liberté d’expression de se déployer avec des rédactions professionnelles dans le nouvel environnement digital des médias.

Il faut distinguer le moteur de recherche de Google et le service Google news. Les éditeurs de presse ne s’opposent pas à ce que leurs contenus soient référencés par le moteur de recherche de Google, ils refusent par contre que leurs contenus d’information soient repris dans Google news.

C’est tellement vrai que Google est autorisé depuis 2007 par les éditeurs de presse à référencer leurs contenus dans son moteur de recherche.

Sans doute par dépit d’avoir été condamné, Google a-t-il estimé opportun de déférencer sans préavis tous les journaux francophones de son moteur de recherche sous prétexte qu’un nouvel accord était nécessaire.

Tout ceci est donc d’une grande maladresse, car les éditeurs n’ont jamais fait mystère de leur accord pour le moteur de recherche, il n’était donc pas nécessaire de les déférencer aussi brutalement, et espérons que Google se rendra compte sans tarder du côté inutilement agressif de sa démarche, la presse et la justice méritent mieux.

François le Hodey, CEO IPM (La Libre Belgique & La Dernière Heure Les Sports)

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