Facebook révélateur des instabilités émotionnelles

Audrey Trenteseaux (st.) Publié le - Mis à jour le

Cyber

Tout utilisateur de Facebook a certainement dans ses "amis" une personne qui met régulièrement à jour son statut, n'hésitant pas à exprimer ses moindres émotions, parfois jusqu'à l’excès. Celle-ci cherche probablement un soutien moral.

Car les individus fragiles sur le plan émotionnel publient davantage de messages que les autres sur le réseau social mondialement connu. Ils partageraient ainsi plus fréquemment leurs émotions, selon une information proposée par le site Atlantico.fr.

Ce constat est dressé par l'étude conduite par deux chercheurs américains, Eva Buechel et Jonah Berger.

Par leur activité sur le réseau social, les personnes instables chercheraient un soutien moral et la possibilité de contrôler leurs émotions. C'est d'ailleurs la principale raison de leur présence sur le site. Pour exprimer aussi bien le bonheur que le malheur, ils utilisent autant les signes de ponctuation que les mots.

Selon Keith Hampton, professeur à l'école de communication de l'Université de Pensylvanie, ce soutien virtuel "a son importance puisqu'il équivaut à la moitié du soutien que l'on obtient de son conjoint lorsque l'on est marié".

Eva Buechel et Jonah Berger ne s'arrêtent pas là. Dans leur étude, ils évoquent aussi le fait que s'exprimer en ligne est moins effrayant que lors d'un face à face. Ou encore qu'écrire et partager ses émotions permet de retrouver son bien-être. Les chercheurs estiment également que cela peut avoir une valeur thérapeutique après des expériences émotionnelles négatives.

D'après un autre rapport, intitulé "Facebook Profiles Reflect Actual Personality, Not Self-Idealization" et publié le 29 janvier 2010 dans la revue "Psychological Science" de l'association pour la Science psychologique, 236 profils d'étudiants américains et allemands ont été soumis à une analyse. Les chercheurs ont d'abord mesuré leur personnalité réelle d'après ce que les psychologues appellent les traits de personnalité "Big 5" : l'extraversion, l'amabilité, la conscience professionnelle, la névrose et l'ouverture d'esprit. Ensuite, des observateurs indépendants ont analysé les profils Facebook des étudiants et ont évalué leur personnalité. Les résultats montrent que les participants préfèrent dévoiler leur vraie nature sur le réseau social plutôt qu'un idéal mais également que lorsque l'on regarde le profil numérique d'un inconnu certains traits de caractère sont plus difficiles à distinguer que d'autres, comme la névrose, d'après une information publiée sur Psyblog par un chercheur à la University College London.

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