Le top 10 des riches du web

Alexis Carantonis Publié le - Mis à jour le

Cyber

Les entreprises web, c’est un peu comme les... frites, écrit La Dernière Heure. Ce ne sont pas celles qui en parlent le plus – et dont on parle le plus – qui mangent le plus de billets verts.

Ainsi, si Facebook, titan des réseaux sociaux, se gargarise de son leadership à la moindre occasion, rayon chiffre d’affaires, c’est loin d’être un like aussi massif : la firme de Mark Zuckerberg ne se classe que 11e au classement des entreprises qui tirent le plus de profits de leurs contenus digitaux. Ce qui, tempérons le propos, ne signifie pas du tout que la firme affiche un résultat honteux : son chiffre d’affaires digital s’élève tout de même à la chiquenaude de 3,7 milliards de dollars. “Il a triplé en amont de son entrée en Bourse, dépassant des poids lourds du secteur comme NewsCorp, Amazon, Walt Disney” , explique Paidcontent , auteur de l’enquête. Ses revenus, le réseau social les tire, à hauteur de 82 %, de la publicité. On comprend donc mieux tout le défi qui attend Zuckie : la part de connexions vers le social network issues d’appareils mobiles (smartphones, tablettes) ne fait qu’aller croissant. Aux États-Unis, on se connecte d’ailleurs, c’est officiel, davantage sur Facebook depuis un mobile device qu’un PC. Quand on sait la difficulté d’insérer les bannières pub sur l’écran d’un smartphone sans que ce ne soit trop invasif (donc repoussoir) mais tout de même visible, on souhaite bien du courage aux architectes du modèle financier de Facebook… Dont les limites, faut-il le rappeler ?, ne cessent de s’éclaircir à mesure que l’action FB plonge au Nasdaq.

Mais revenons à nos moutons, qui sont très loin d’être tondus : le top 10 des entreprises qui s’enrichissent le plus en vendant leurs contenus digitaux. Et pas physiques, raison pour laquelle eBay, par exemple, n’est pas dans le lot...

1 Google : point de surprise, la galaxie fondée par Sergey Brin et Larry Page explose la concurrence. 36,4 milliards de chiffre d’affaires, c’est sans appel. Entre Google, Gmail, Gtalk, Google +, Google Maps, Android et on en passe, fuir l’écosystème Google est aujourd’hui pratiquement impossible.

2 China Mobile : c’est plus exotique à nos oreilles, mais il s’agit tout simplement de l’opérateur télécoms le plus puissant du globe. 7,6 milliards de chiffre d’affaires, rien qu’avec la vente de ses propres contenus web mobiles.

3 Bloomberg : le groupe média spécialisé dans la finance et fondé il y a 30 ans par le toujours maire de New York roucoule de plus belle : 7 milliards.

4 Reed Elsevier : le groupe, issu de la fusion des maisons d’édition Reed (Angleterre) et Elsevier (Pays-Bas) est le spécialiste des publications professionnelles médicales, scientifiques et juridiques. C’est aussi un très gros organisateur de salons, comme la Foire du livre de Paris. 63 % de ses revenus proviennent du digital. Chiffre : 5,9 milliards.

5 Apple : on ne parle, ici, évidemment pas des ventes d’iBidules. Mais uniquement de contenus artistiques, dénichables sur iTunes, l’App Store et le Kiosque pommé. Trois magasins virtuels qui rapportent, à Apple, 5,4 milliards. 4 % de ce que gagne la très Big Apple toutes activités confondues.

6 Yahoo ! : le leader US en news (sports, finances, infos générales) a beau changer de PDG comme de homepage, son chiffre d’affaires reste stable : 4,9 milliards.

7 WPP : c’est tout simplement la plus grosse agence de pub au monde. Le holding, briton d’origine, tire 30 % de ses revenus du numérique (4,7 milliards).

8 Thomson Reuters : depuis le rachat par The Thomson Company de l’agence de presse Reuters en 2008, le groupe est devenu rival n° 1 du leader de l’info financière, Bloomberg. 4,7 milliards de ses revenus sont issus du digital, qui ne pèse que pour 34 % dans son activité globale.

9 Tencent : communauté mobile, jeux online et réseaux sociaux (dont un rival asiatique à Twitter comptant 337 millions de membres), voici les secteurs d’activité de ce holding chinois, qui en tire 4,4 milliards.

10 Microsoft : le géant de Redmond, si bas dans le classement ? C’est que, bien évidemment, les revenus tirés de ses systèmes d’exploitation ne sont pas compris dans le décompte. Au contraire de l’argent que rapporte à la firme fondée par Bill Gates le Xbox Live, Bing, MSN et Adcenter. Les 3,9 milliards de dollars digitaux de ‘Crosoft ne pèsent ainsi que pour 5 % dans le total des activités de la firme.

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