Quand Google ne trouve plus...

rédaction en ligne Publié le - Mis à jour le

Cyber

Vous en avez déjà tous fait l'expérience, lorsque vous engagez une requête sur Google, le site n'hésite pas à vous proposer une série de suggestions. Et vous en avez surement également fait l'expérience, dès que vous tapez le nom d'une personnalité publique bien connue, vous le retrouvez associé, dans ces mêmes suggestions, à sa potentielle judéité.

Oui, sur Google tout le monde deviendrait juif, tant cette judéité hypothétique fascine les internautes. La faute ne serait donc pas due au site, mais bien à notre curiosité. Pourtant, comme le souligne le journaliste Vincent Glad pour slate.fr, ces suggestions ont un effet pervers. « Elles sont une aide technique en même temps qu'une publication. Ce qui n'est qu'une question dans la bouche d'internautes devient une rumeur une fois qu'elle est publiée dans les suggestions, en vertu du vieux principe «Y a pas de fumée sans feu». Les suggestions Google donnent l'illusion de donner une réponse alors qu'elles ne posent que des questions. »

Du coup, de nombreuses associations qui se battent contre l'antisémitisme ont porté plainte contre Google qui aurait du coup décidé de revoir le seuil à partir duquel le mot juif apparaîtra dans les suggestions.

Pour d'autres mots, le site aurait tout simplement décidé de les supprimer de ces suggestions. Le journaliste français a essayé de les repérer, et présente une liste sans doute non exhaustive, mais bien représentative de ce filtrage.

1. De nombreux termes sexuels qui pourraient rediriger vers des sites pornographiques sont supprimés. Vous nous retrouverez plus par exemple les mots « sexe », « pute », « salope », ni « femme facile », « nichons » « violer » ou « fesses ». Même « enfant », « maman » et « actrices françaises » sont repris dans cette liste.

2. Plus d'insultes non plus ni de mots grossiers comme « pisser », « caca », « merde » ou « va te faire mettre ».

3. Les expressions discriminatoires ont aussi été analysées par Google. « Les noirs sont » ou « les arabes sont » sont des suggestions censurées. Ce n'est par contre pas le cas pour les principales religions.

4. Les drogues, excepté le « crack » ou l'« héroïne » sauvés par leur homonyme.

5. Certaines personnalités coupables de sex-tape comme Pamela Anderson, Paris Hilton, Dustin Diamond, ou encore les actrices ayant tourné nues telles que Victoria Abril.

6. Le terme « nues »justement, accolé à des noms de personnalités féminines. Notons que ce n'est pas le cas des hommes. Vous ne trouverez donc pas « Marion Maréchal Le Pen nue », mais bien « DSK nu ».

7. Enfin il y a les personnalités ou même les entreprises qui ont demandé à Google d'enlever certains mots précis accolés à leur nom. Ce fut le cas pour Martine Aubry qui était trop associée au mot « alcoolisme » à son goût. Censure manuelle ou automatique Google reste discret. Mais quoi qu'il en soit, que ce soit dans un sens comme dans un autre, tout est possible sur ce site.

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