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De Wever toujours prêt à conclure un compromis

BELGA

Mis en ligne le 30/08/2010

Le président de la N-VA Bart De Wever a affirmé lundi soir devant les caméras de la télévision publique flamande VRT être toujours prêt à conclure un compromis sur la réforme de l'Etat. Mais il veut auparavant s'assurer qu'une "culture de responsabilité financière" existe auprès de chaque entité.

Et cela ne peut se faire, selon lui, que via des accords forts sur papier. Ces quelques propos de l'homme fort flamand faisaient suite au silence respecté toute la journée par son parti. Il a ainsi répété qu'il n'était pas prêt à signer "un chèque en blanc" pour Bruxelles, sans garanties fermes selon lesquelles la loi de financement serait bel et bien redessinée. "Si l'on nous demande de faire preuve de confiance, ce n'est pas trop en demander", a-t-il commenté.

Sa confiance en une issue favorable a été ébranlée lorsque les négociateurs francophones ont laissé entendre que la réforme de la loi de financement serait laissée de côté, a-t-il affirmé.

Il leur aurait alors dit qu'ils demandaient énormément d'argent pour Bruxelles et que si c'était le cas, il fallait aussi régler cela dans la loi de financement. "A ce moment, ils ont dit: non, nous voulons cet argent immédiatement et pour l'éternité. Evidemment, la confiance a alors complètement disparu", a-t-il dit.

Interrogé à propos de la participation des partenaires sociaux aux négociations et de l'avertissement lancé par M. Di Rupo, M. De Wever a dit espérer que l'on assisterait pas à une série de recours à des menaces au chaos. Il a lui-même averti que des réformes financières sont hautement nécessaires, faute de quoi d'énormes augmentations d'impôts seraient nécessaires pour réaliser les 25 milliards d'économies annoncées. Le président de la N-VA a encore admis que la formule de concertation à 7 partis avait atteint ses limites. Il préférerait s'attaquer aux dernières difficultés "avec le plus fort", a-t-il dit, faisant allusion au PS.

Pour cela, le préformateur doit mettre une proposition sur la table, sans demander séparément à chaque parti si elle lui convient. Et M. De Wever d'affirmer que "la question est de savoir si des partis représentant 8 ou 9 sièges peuvent opposer le même veto que des partis bien plus importants", faisant visiblement allusion au cdH. Il a même aussi évoqué la possibilité d'amener les libéraux à la table.

Encore interrogé sur la question de savoir si la confiance pouvait encore être ramenée à la table de négociations, il a dit sa conviction que cela doit être le cas et qu'il faut avancer.

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