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Édito

Zwarte Piet

Mis en ligne le 02/09/2010

Francis Van de Woestyne

Finalement, Bart De Wever a un esprit assez logique. Il dit : on n’y arrive pas à 7, essayons à 2. Ou encore : on n’y arrive pas avec les partenaires actuels ; débarquons-en l’un ou l’autre et faisons monter les libéraux à bord. Cette stratégie révèle une double faiblesse.

1. En tenant d’évacuer le SP.A et Groen !, Bart De Wever veut masquer une douloureuse réalité : le front flamand s’est brisé. Même si le CD&V est plus obéissant que jamais - comprenne qui pourra - SP.A et Groen ! ne dansent plus comme De Wever siffle. Donc : pas d’accord avec moi, du vent !

Pareil avec Joëlle Milquet, jugée trop coriace sur BHV : qu’Elio Di Rupo lui impose donc une solution. Et basta !

2. Bart De Wever menace : virez-moi ces nains. L’homme préfère négocier avec des grands partis, les libéraux par exemple. Mais il cherche la paille chez les autres alors qu’une poutre l’aveugle. Le problème n’est ni chez les écologistes, ni au SPA ou au CDH mais bien dans son propre chef ou dans son parti. C’est évidemment lui qui ne veut ou ne peut pas accepter l’accord équilibré que le préformateur a conçu. L’arrivée des libéraux faciliterait peut-être des accords dans les dossiers financiers ou économiques. Mais croit-il vraiment qu’Olivier Maingain sera plus coulant sur le sort des bourgmestres non-nommés ?

Un accord est possible. Tout le monde le dit, même au CD&V. Le "Zwarte Piet" est dans les mains de Bart de Wever qui est à la fois le maître du jeu et le dos au mur. Il faut qu’il ose quitter sa posture de nationaliste buté pour devenir l’homme qui a enclenché la révolution copernicienne belge.

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