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Peeters: De Wever doit démontrer sa capacité à accepter un accord
BELGA
Mis en ligne le 03/09/2010
Le ministre-président flamand Kris Peeters - qui participe aux discussions sur la réforme de l'Etat pour le CD&V - a invité vendredi le président de la N-VA Bart De Wever à "démontrer sa capacité à pouvoir sceller un accord". M. Peeters était interrogé vendredi par la VRT-Radio alors que le préformateur Elio Di Rupo fera vendredi une dernière proposition en vue de sortir de l'impasse dans laquelle se trouvent les négociateurs depuis dimanche. Kris Peeters est d'avis que chaque financement complémentaire octroyé à Bruxelles doit être directement affecté à une politique déterminée. Depuis dimanche, un désaccord oppose les partis francophones qui participent aux négociations à la N-VA mais aussi au CD&V à propos du lien entre BHV, le refinancement de Bruxelles et la révision de la loi de financement. Le préformateur Elio Di Rupo qui a rencontré jeudi le président de la N-VA Bart De Wever réunira vendredi les sept partis concernés par la négociation pour leur formuler une proposition. "De Wever doit absolument montrer qu'il est prêt à souscrire à un accord", a indiqué vendredi Kris Peeters. "A partir du moment où Di Rupo reprend un certain nombre d'éléments dans sa proposition, il importe pour nous de devoir rester réalistes", a-t-il précisé.
Le ministre-président flamand estime notamment important qu'Elio Di Rupo ait accepté de faire basculer le centre de gravité des compétences de l'Etat fédéral vers les entités fédérées et qu'il ait pris des engagements clairs à propos de la loi de financement.
Kris Peeters est d'avis que tous les éléments en vue de la conclusion d'un accord se trouvent sur la table des négociations. Faute d'accord sur la proposition ultime, ce serait l'échec des négociations. Et "tous les compteurs seront alors remis à zéro", a averti sur La Première (RTBF) le vice-président du PS, Philippe Moureaux, rappelant qu'il n'y a d'accord sur rien tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout.
Dans un tel scénario, certains évoquent la possibilité d'appeler les libéraux à la rescousse. Ce serait, dit-on, le souhait de Bart De Wever mais au PS on refuse de s'inscrire dans cette alternative. "Qu'ils fassent un gouvernement N-VA libéral mais ils n'ont pas la majorité à la Chambre", a indiqué M. Moureaux qui a souligné la loyauté du cdH, d'Ecolo et du sp.a durant ces négociations. En cas d'échec de l'actuelle négociation, il reviendrait, selon M. Moureaux, à Bart De Wever de prendre ses responsabilités. "C'est mon avis personnel", a dit le vice-président du PS.
Dans une interview de rentrée accordée au Vif et à La Première, Philippe Moureaux ne se montre pas très optimiste. "On est jusqu'à présent dans un processus de délitement de l'Etat. On va peut-être entrer dans l'organisation progressive de la séparation", fait-il observer.
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