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Négociations
Onkelinx: " Pour la Belgique, l'heure de vérité "
V.V.V.
Mis en ligne le 05/09/2010
Sur ce point, tous les invités du jour semblaient d'accord. "Il faut du courage et un sens de l'Etat, sans pour autant reculer les balises posées par les francophones", a souligné Joëlle Milquet, présidente du CDH.
La ligne est donc clairement tracée: les francophones sont prêts à régionaliser davantage de compétences et à responsabiliser les entités fédérées mais sans pour autant appauvrir les francophones. Voilà donc la limite que les négociateurs ne comptent pas dépasser. La solidarité interpersonnelle reste primordiales pour les francophones.
"Nous sommes tout à fait d'accord avec le maintient du mécanisme de solidarité. Mais il faut mettre en place une sorte de contrat de gestion avec les entités fédérées, assorti d'un système de bonus-malus", est intervenu Marc Eyskens, ministre d'Etat CD&V. "Un Bonus-malus sur les conséquences des actions politiques que les régions maitrisent", a précisé à ce sujet Joëlle Milquet.
Malgré les derniers rebondissements, l'espoir est encore de mise. Il n'y a d'ailleurs, pour caroline Gennez, "aucune raison de ne pas se regarder dans le blanc des yeux".
Parmi les partis présents autour de la table de négociations, il y avait consensus sur la méthode et les noms du duo de médiateurs désignés par le roi. Le fait de voir un membre de la N-VA accepter cette mission a été accueilli comme "une lueur d'espoir, une volonté de continuer de la part de la N-VA" par Joëlle Milquet.
Pour M.Eyskens, l'accord n'est pas loin...et la scission du pays n'est pas d'actualité. " La scission de la Belgique, pays tellement inextricable, est impossible. Par contre, la sécession de la Flandre est plus probable, avec les difficultés que cela comprend, tant par rapport à Bruxelles, que la Flandre perdrait, que par rapport à l'Union Européenne, dont elle ne serait pas membre".
Et de dénoncer "le système pernicieux" des élections alternées.
Pour Luc vander Kelen, éditorialiste au “Het laatste nieuws”, il y a toujours une chance à saisir. Mais elle dépend de la capacité de la NV-A à "se jeter à l'eau". L'échec de conclure un accord n'est donc pas, selon lui, une question de contenu.
Didier Reynders, président du MR et mis à l'écart des négociations, a quant à lui répété qu'il était désireux de savoir ce qui avait réellement été mis sur la table. Il a insisté sur le besoin d'une concertation entre partis francophones.
Le président du FDF, Olivier Maingain,interrogé à la suite de l'émission, a dénoncé la "logique qui consiste à courir toujours derrières la dernière exigence de la N-VA".
Il s'est montré très critique envers l'attitude des négociateurs francophones parce qu'ils n'ont jamais mis sur la table de la négociation le document commun défendu jusqu'à présent par les Francophones qui prévoyait notamment en cas de scission de l'arrondissement de BHV, un élargissement de Bruxelles, des compétences pour la Communauté française en périphérie, une modification des lois linguistiques à Bruxelles....
Comme on lui demandait si son attitude ne rendrait pas la négociation encore plus difficile, M. Maingain a lancé: "entre la soumission et la dignité, je choisis la dignité".
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