Vote flamand en croissance

Comme leurs compatriotes flamands ou wallons, les Bruxellois ne modifieraient pas fondamentalement leur choix par rapport à celui de juin dernier s'ils devaient retourner aux urnes. Comme s'ils attendaient une issue - positive ou négative - aux négociations fédérales avant de se forger une nouvelle opinion.La N-VA en surclassementBaromètre politique: le PS loin, loin devant PDF: évolution des intentions de vote à Bruxelles

C. Le
Vote flamand en croissance
©BELGA

Comme leurs compatriotes flamands ou wallons, les Bruxellois ne modifieraient pas fondamentalement leur choix par rapport à celui de juin dernier s'ils devaient retourner aux urnes. Comme s'ils attendaient une issue - positive ou négative - aux négociations fédérales avant de se forger une nouvelle opinion. Mais si l'ordre des partis demeure le même, il y a quand même quelques glissements importants en pourcentages.

C'est ainsi que le Mouvement réformateur recreuse l'écart par rapport au Parti socialiste et commence à se rapprocher de nouveau des 30 % de l'électorat bruxellois et donc de son score de juin 2007. Cette progression de 2,6 % contraste avec le recul du PS qui perd quand même 2 % en trois mois, mais n'en reste pas moins l'incontestable deuxième parti de Bruxelles.

L'on peut conjecturer sans risque d'erreur que c'est surtout le FDF qui tire les marrons du feu dans la famille libérale, notamment en raison du discours toujours "francophonissime" d'Olivier Maingain, parce que non associé à la préformation et donc aux concessions sur BHV. Reste que le président du FDF perd quelques plumes dans notre hit-parade de popularité (ci-contre).

Dans le mano a mano entre Ecolo et le CDH, les verts recreusent aussi l'écart avec les centristes humanistes. Non point que les écologistes cassent la baraque, car Ecolo ne progresse que de 0,1 %, ce qui le met encore très loin de son résultat aux régionales de l'an dernier. En fait, ce sont surtout les troupes de Joëlle Milquet qui continuent à fondre. Le CDH retombe à 10,6 %, reculant de 1,6 % par rapport à juin. Derrière les quatre grands, le Parti populaire paie les pots cassés de ses divisions et excommunications à répétition : il perd 0,7 % et, avec 2,8 %, il est peu probable qu'il puisse reconquérir par les fantaisies de l'apparentement un siège miracle à Nivelles A noter que ces bisbrouilles ne font pas renaître le FN de ses cendres : l'extrême droite recule aussi.

Du côté flamand, la N-VA surferait aussi sur la vague de son succès nordiste avec une progression de 1,8 %, mais la surprise viendrait de Groen ! qui verrait son potentiel électoral croître de 2,1 %, au point de devenir la première formation flamande. Un constat surprenant encore : en juin, les partis flamands avaient recueilli 13,8 % des voix ; notre baromètre les voit monter à 15,9 %. A méditer dans les cénacles politiques bruxellois mais aussi flamands.

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