Quand la N-VA veut la transparence à huis clos
Une franche rigolade que cette fin de séance de la commission Justice du Parlement mardi dernier en fin de journée La scène se passe en fin d'après-midi, les députés sont fatigués, ils ont attentivement écouté le Pr Adriaenssens sur la pédophilie dans l'Eglise catholique.
- Publié le 08-10-2010 à 10h11

Une franche rigolade que cette fin de séance de la commission Justice du Parlement mardi dernier en fin de journée La scène se passe en fin d'après-midi, les députés sont fatigués, ils ont attentivement écouté le Pr Adriaenssens sur la pédophilie dans l'Eglise catholique. Voilà la nationaliste flamande Sarah Smeyers, présidente de la Commission, qui se propose de passer à huis clos "pour établir l'ordre du jour et l'état des travaux à venir". Hilarité sur tous les bancs des députés (sauf la N-VA), et protestation générale : aucune raison de passer à huis clos pour établir un agenda, font remarquer de nombreux parlementaires. Siegfried Bracke, le bras droit de Bart De Wever, demande alors la parole. Et appuie Sarah Smeyers : "Je me prononce pour le huis clos, cela nous permettra de tenir des discours plus transparents" De la part de l'ancien journaliste vedette de la VRT, la remarque est piquante Bref, fous rires, et énervement. La PS Karine Lalieux monte au créneau. Et menace : "Si vous voulez vraiment demander le huis clos, je propose qu'on passe au vote pour décider." Le CDH Christian Brotcorne enfile alors son casque de démineur : "Du calme, du calme, on ne va pas organiser un vote pour cela, mais nous n'avons pas besoin de huis clos". Voilà donc la transparence à géométrie variable de la N-VA...
