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ABVV: "La N-VA veut une Flandre du patronat"
Mis en ligne le 22/04/2011
L’ABVV, le syndicat socialiste flamand, s’est fendu d’une traduction française d’une brochure d’une quarantaine de pages intitulée "La N-VA vue autrement, ce que la N-VA nous réserve sur le plan socio-économique". L’ABVV, l’aile flamande de la FGTB, y décortique le programme économique des nationalistes. "Elément frappant : les médias ne creusent jamais - ou rarement - sous la surface pour mettre en lumière le programme de ce parti nationaliste. D’où cette brochure " "L’inventeur de cette doctrine nationaliste flamande est Frans Baert, ancien parlementaire de la Volksunie. Tant que la Flandre n’est pas indépendante, la N-VA n’en aura donc jamais assez. Contrairement au Vlaams Belang, la N-VA opte toutefois pour la voie du réformisme démocratique : réformer l’Etat fédéral jusqu’à atteindre l’indépendance de la Flandre" , peut-on lire. "La N-VA prend le chemin d’une alliance visible avec le patronat flamand. "Nieuwe Voka-Alliantie" est depuis pas mal de temps le surnom donné au parti à la rue de la Loi. Bien entendu, il ne s’agit pas d’une coïncidence. Enfin, il y a ce que vise aussi bien le Voka que la N-VA avec une réforme de l’Etat : être enfin débarrassés de cette Wallonie socialiste afin que la Flandre puisse mener sans complexe une politique socio-économique plus à droite, à la mesure des employeurs. Une Flandre Voka, en d’autres termes", ajoute le syndicat socialiste.
Le MOC aussi verrait bien la vie sans la N-VA
Le Mouvement ouvrier chrétien consacrait sa semaine sociale à la sécurité sociale. Pour en souligner les mérites forcément. Son président, Thierry Jacques, n’a d’ailleurs pas manqué s’étonner des propositions institutionnelles visant à défédéraliser les allocations familiales, qu’il trouve "inopportunes et même carrément insensées". Il a aussi indiqué la voie vers une sortie de crise politique. Thierry Jacques a appelé les partis qui refusent d’"affaiblir l’Etat fédéral et de lui retirer les moyens de mener les politiques de solidarité et de justice sociale dont il est le garant" à prendre leurs responsabilités et de conclure un accord. "Après tout , a-t-il conclu , c’est une coalition soutenue par plus de 65 % des électeurs qui peut s’entendre sur le refus d’un scénario de scission et qui peut se présenter avec un bilan positif : celui d’avoir sorti notre pays de l’ornière." Le président du MOC s’est bien gardé de citer la N-VA. Mais il fallait être sourd pour ne pas la reconnaître dans ses propos.
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