France 2017

Les partis politiques français avaient jusque vendredi 18h00 pour soumettre la liste de leurs candidats aux élections législatives des 11 et 18 juin. La République en marche (LRM), le mouvement du président Emmanuel Macron, a décidé de ne pas présenter de candidat dans une cinquantaine de circonscriptions. Donnée vainqueure des législatives avec 32% des voix par un sondage Harris Interactive diffusé jeudi, La République en marche a rendu publique mercredi une nouvelle liste de ses candidats. Celle-ci indique que le mouvement du président présente 521 candidats sur un total de 577 circonscriptions.

Même si des "ajustements" étaient encore possibles d'ici la clôture des dépôts des candidatures, LRM a volontairement renoncé à concourir dans une cinquantaine de circonscriptions. Le parti entend ainsi laisser la voie libre à des mandataires sortant de droite (LR) ou de gauche (PS) jugés "Macron-compatibles". Ceux-ci ont manifesté leur volonté de soutenir une majorité présidentielle.

LRM n'opposera ainsi aucun postulant à Manuel Valls (anciennement PS et désormais sans étiquette - circonscription d'Evry), Thierry Solère (LR - Hauts-de-Seine), Marisol Touraine (PS - Indre-et-Loire), Arnaud Robinet (LR - Marne) ou encore Myriam El Khomri (PS - Paris).

De la même manière, LRM n'a pas inscrit de concurrent dans les fiefs de certains caciques inclinés à collaborer avec le président. Parmi ceux-ci figurent Christian Estrosi (LR - Alpes-Maritimes), Xavier Bertrand (LR - Aisne) ou encore Hervé Mariton (LR - Drôme).

L'enjeu de ce "troisième tour" s'avère élevé pour le président Macron, qui aura besoin d'une majorité à l'Assemblée nationale pour mener à bien ses réformes. Son objectif principal est d'empêcher une victoire des Républicains, ce qui le forcerait à une cohabitation.

Après avoir fait exploser la gauche lors de la présidentielle, celui qui se veut le champion de la recomposition du paysage politique français ambitionne de fracturer la droite aux législatives. Une opération dont la première étape s'est traduite par les nominations d'Edouard Philippe à Matignon et de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin à Bercy.