France 2017

Manuel Valls revient sur sa folle semaine ce dimanche dans les colonnes du JDD. Il n'hésite pas à dévoiler le fond de sa pensée concernant Emmanuel Macron qu'il voit comme quelqu'un de "méchant". "Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n'a pas de codes donc pas de limites ", explique l'ex-Premier ministre.

Manuel Valls a essuyé un sérieux revers cette semaine après avoir déclaré, sans consulter les équipes de La République en Marche, qu'il se présenterait sous les couleurs de la "majorité présidentielle".

Mal lui en a pris puisque l'entourage de Macron n'a pas tardé à lui rappeler qu'il "ne répondait pas aux critères pour être investi".

"Aucun candidat ne peut être investi s'il a déjà fait trois mandats parlementaires", a expliqué M. Ferrand, secrétaire général du mouvement de Macron. Pour éviter de lui donner un "passe-droit" et pour ne pas donner l'impression d'humilier l'ancien Premier ministre, un compromis a été trouvé : aucun candidat d'En Marche! ne sera opposé à lui dans l'Essonne.

Manuel Valls avait "salué" cette décision dans un communiqué, précisant qu'il se présenterait en "homme libre".

"À la fin, il n'y a rien de magnanime dans cette histoire. On joue jusqu'au bout, on l'humilie, on l'isole, le tout pour finir par une solution de compromis [...] C'est devenu le cas Valls. Après les trois jours que j'ai connus, d'autres auraient envie de jeter l'éponge. On en a parlé avec Anne (ndlr: son épouse) . De manière immodeste, je pense qu'on a besoin de moi", conclut l'homme politique.

A la fin de son entretien au JDD, Manuel Valls finit sur une évaluation positive du nouveau président. "Très sincèrement, je veux qu’il réussisse. La volonté de renouvellement et de changement est porté par Macron, et pas Mélenchon ou Le Pen, c’est une chance."